Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 13:22

Tout d'abord, merci de votre fidélité à tous.

Voilà environ deux ans que ce blog existe. Pour qui ? Pourquoi ? POUR NOUS TOUS DE QUELQUE BORD QUE CE SOIT.

Nous ne nous positionnons ni en juge ni en partisan politique. Non. Nous nous positionnons en simple défenseur de ce qui nous semble être juste.

Partisan, voire inconditionnel de Ravalomanana diriez-vous...

Nullement. (quoique cette vision est peut-être un aveu?). Nous relevons ce qui est juste, de même que nous nous faisons écho de ce qui nous semble pouvoir rectifier, redresser une erreur - volontaire, irresponsable ou pas - dans le fil de l'histoire de notre pays.

Nous n'avons jamais occulté ou caché les erreurs commis par les uns ou les autres. Il nous semble juste plus opportun de relever les dérives dans ce qu'il semble vouloir être une solution aux erreurs passées. Que devons nous dire alors lorsque les solutions étalées aux yeux des malgaches non seulement ne sont pas des solutions pour rectifier quoi que ce soit, mais en plus se révèlent être l'aveu d'un remplissage de poche sans souci d'un quelconque changement et au mépris de ceux qui font réellement le pays : ceux du monde rural qui ont sans doute plus de bon sens et de responsabilité que certains qui se pavanent en véhicules "de service" (rendu??) et plus soucieux d'eux mêmes que de la raison pour laquelle ils sont sensés être nommés (mais peut-être que c'est nous qui nous fourvoyons sur le rôle "sensé" être tenu par eux).

Au passage, une anecdote : celle du gars qui dit lorsqu'on lui pose gentiment une question - et qu'on ne l'a pas reconnu (oh ! blasphême!) : "je suis QUAND MEME Trucmuche, le......... de ......"; Rien que dans ce "quand même", il est clair que ce qui lui importe, c'est le respect - la crainte? - que devrait d'emblée faire preuve la personne imprudente qui l'a apostrophé... Et ça nous l'avons souvent vu. RIDICULE !!!! Le respect se pose de lui même. Il ne s'impose pas.

A dire vrai, il n'est pas question de soutenir Ravalomanana. Il est question de revenir dans le droit chemin.

Au lieu de cela, à notre bonne habitude, nous maugréons entre les poils épars de notre barbe (et moins il y en a, moins on parle fort), pleins de bons conseils, mais nous gardons bien de bouger le petit doigt. Quitte à être insultés ouvertement par ces faiseurs d'"évènements contre la nation" fomentés par eux-mêmes. Dernier en date : une bombe aurait fait tresauter (je n'ose dire mieux, tellement l'image me semble grotesque) le véhicule blindé -donc très lourd - de rajoelina??? Mais lorsqu'on voit les images à la télé, le rail de sécurité n'a pas bougé d'un poil. Même pas un boulon malmené? Même pas une trace indéniable d'explosion. Ils sont forts les mecs. Ils ont réussi à orienter le souffle comme il faut. Et d'après Vital, ce sont des professionnels qui ont fait le coup. manque de bol, ils ont interverti les fils. Alors professionnels ou pas?

Bref, plus couillons que ça tu meurs !

Je disais donc : voilà environ deux ans que ce blog se voualit un coup de main pour ouvrir les yeux et aider à rétablir la vérité. Deux ans de pure perte parce qu'au fond, on tient mieux à son confort qu'au devenir des notres des générations à venir. C'est vrai, chacun sa m... Et puis, zut, on a assez de souci comme ça.

C'est triste. C'est déprimant, c'est édifiant... Et rélévateur !

Alors souffrons en silence. Subissons sans rien dire. Et cessons d'être hypocrites et de prétendre vouloir un changement. Et ne reprochons à personne de vouloir s'en sortir tout seul loin de la frime des gros 4x4 et de ceux qui n'ont pas ce qu'il faut mais par contre ont des armes.

PAUVRES MALGACHES. PAUVRE MADAGASCAR. PAUVRES DE NOUS.

 

Ceci sera sans doute le dernier article de ce blog. Pour notre part, nous avons essayé de faire au mieux mais au fond qui sommes nous sinon de simples citoyens offusqués par tant de laxisme et de vélléité.

Que d'autres prennent le relais.

 

So long, guys.

Par Ny Marina
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 13:20

CHRONIQUE DE VANF

 

La signature d'une feuille de route, dans ces conditions, n'apportera aucun apaisement. Donc, il est faux de faire croire que la sortie de crise en dépend. Le pire, c'est que les politiciens le savent.

 

Deux anciens présidents de la République sont empêchés de rentrer au pays. Mais, qui peut décréter, et au nom de quoi, que ni Didier Ratsiraka ni Marc Ravalomanana ne doivent plus solliciter leur "équation personnelle", selon la formule du général de Gaulle, avec le suffrage universel ? Ceux qui sont au pouvoir, depuis mars 2009, le savent pertinemment qu'ils n'ont pas été élus et qu'ils n'ont que la légitimité d'un rapport des forces qui leur est, pour le moment, favorable. Ils le savent bien, même s'ils l'invoquent apparemment sans état d'âme, que la foule de la place du 13 mai, qu'elle ait été de 10.000, de 100.000 ou plus improbablement de 1.000.000, n'est pas la population malgache.

 

Que proposent les prosélytes d'une adhésion à la feuille de route ? "Venez, il reste des sièges à pourvoir, et nous vous ferons une place". C'est donc à cela, au partage des strapontins, que se résume la certaine idée de la politique, cet art d'inventer des solutions pour la société ?

 

Les conventionnistes d'Ivato, qu'ils aient été 1.000, 2.000, 3.000, savent qu'ils ne représentaient qu'eux-mêmes. Que les critères de leur recrutement furent presque surréalistes. Mais qu'il leur fallait être là, dans l'optique de la curée qui s'annonçait. Que la méthode même d'adoption de l'acte d'Ivato fut des plus contestables. Et, ils le savaient que l'Escopol, allait se scinder en exo-pol, infra-pol, supra-pol tant que le seul mandat dont on puisse se réclamer demeure l'autoproclamation.

 

Mais, à Madagascar, on a l'art de faire comme si. Quitte à monter de toutes pièces des institutions à seule fin de créer des sièges à partager. Et tant pis si c'est le Trésor public, donc les Malgaches, qui en supporte la charge.

 

Plutôt qu'une Constitution taillée sur mesure, proposée à une population inculte, dans un contexte de pensée unique, c'est la feuille de route qu'il eût fallu soumettre à référendum. Mais, avec des questions sans ambiguïté et sur des points bien précis. La démocratie, et nous le savons tous, ce n'est pas escroquer le consentement d'une population, dont toutes les statistiques s'accordent à déplorer le faible niveau d'instruction, avec un texte de 150 articles, ou le jumelage sur un seul jour des élections présidentielles avec les élections législatives. Tout le monde sait qu'on voudrait un dol électoral qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

 

La seule solution pour que cessent d'exploser, ici ou là, des bombes plus ou moins artisanales ; la seule solution pour que l'actualité cesse de se focaliser sur des "attentats" entre guillemets ; la seule solution pour que la population ne vive plus dans ce climat d'incertitude et de précarité permanentes, reste le dialogue. Et qu'on l'appelle "inclusif" ou "consensuel", mais avec la participation des trois anciens présidents de la République qui, au moins, peuvent se réclamer d'une représentativité dûment comptée que je me refuse à qualifier uniquement de capacité de nuisance.

Par Ny Marina
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 08:31


 

La révolte dans le monde arabe est le reflet d’un mal de vivre que beaucoup d’autres peuples en Afrique ressentent dans leurs quotidiens.  Elle doit faire réfléchir tous régimes autoritaires et/ou illégitimes.  Face aux ras le bol des abus de pouvoirs, de la corruption, des atteintes aux droits de l’homme, de la mainmise sur les richesses du pays, le machiavélisme et la démagogie sont désormais d’aucun secours pour les autocrates et les apprentis sorciers. Là où l’injustice règne, la rue parlera. Merci aux blogueurs, aux utilisateurs de Twister et de Facebook, seul espace virtuel de liberté d’expression.

Devant les crises qui secouent bons nombres de pays en Afrique, force est de constater que la communauté internationale semble avoir du mal à coordonner ses actions pour contenir les humeurs volatiles des uns et des autres en vue de restaurer la sérénité et la paix civile. Est-ce par impotence face à la souveraineté nationale, argument brandi par les gouvernements aux abois pour justifier des actes barbares ou arbitraires contre leurs peuples, mais la communauté internationale semble de plus en plus faire preuve d’une inquiétante futilité dans ses résolutions. Et on est vite tenté de croire que contrairement aux préjugés, la communauté internationale, entité multiforme, peut se tromper dans ses analyses et appréciations de la situation dans les pays en crise.  Sur le cas malgache, la médiation de la SADC fait montre d’une curieuse myopie.  La feuille de route révisée qu’elle propose aux « lideres politiques » s’éloigne des recommandations des pays partenaires de Madagascar. La France a émis des suggestions pertinentes pour un « accompagnement conditionné d’une transition malgache », suggestions appuyées par la COI (Note du 03 novembre 2010) et par les Etats Unis dans la mise en œuvre d’une « solution acceptable ». La feuille de route proposée par la SADC au nom de la communauté internationale fait fi de ces recommandations.

Premièrement, l’obsession pour l’organisation d’élections pour en finir avec la crise à Madagascar est une dangereuse naïveté. Alors que les conditions pour l’organisation de scrutins libres, transparents, crédibles, sont loin d’être remplies, la feuille de route dont les parties politiques aux pouvoirs se pressent de valider, prévoit d’organiser « l’ensemble des élections » dans un délai de 7 mois (01 mai à novembre 2011). Personne n’est dupe sur le réalisme d’un tel calendrier à grande vitesse. Une élection aussi bien organisée soit-elle, peut clarifier un contexte politique en dégageant une majorité d’opinion nécessaire pour légitimer des actions publiques. Mais elle n’est pas pour autant une finalité, même pour une transition.  Une élection ne marque pas la fin d’une transition et encore moins la fin d’une crise.  Tout au plus si elle ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire d’un pays avec un contexte politique différent. Par ailleurs, les élections ne sont pas sans risque qu’en à la fiabilité des résultats.  La Côte d’Ivoire en est un exemple.

Deuxièmement, la feuille de route n’évoque pas la non candidature à une élection présidentielle des dirigeants de la Transition.  Il s’agit pourtant de la première condition de la COI, de la France, et des Etats Unis avant une reconnaissance. La neutralité du processus ne peut être garantie si les dirigeants d’une transition sont juges et parties. Lors de la transition de 1972, le Général Ramanantsoa s’est vu confier des pouvoirs exceptionnels qu’il a consolidés lors d’un plébiscite pour 5 ans de transition et n’avait pas une ambition présidentielle. Sans cette condition de non candidature, les dés sont pipés, rendant impossible l’instauration d’un climat de confiance et de sérénité.

Troisièmement, la feuille de route ridiculise la société civile dont le rôle est réduit à une responsabilité incongrue de « suivi et contrôle » du processus.  Bien que la société civile n’ait pas été à la hauteur de la mission de facilitation, l’implication du CNOSC reste importante au nom de l’appropriation citoyenne du processus de retour à la paix civile.  Dans la feuille de route de la SADC, la société civile est simple observateur (observation des élections) et non acteur dans le processus.  Un tel cynisme brave les principes de la bonne gouvernance et de la démocratie participative et fera perdurer la crise sociale et morale.  La mainmise sur le processus de résolution de la crise par les seuls « acteurs politiques » est une grave erreur dès départ.  La feuille de route de la SADC l’aggrave.

Quatrièmement, M. Chissano propose une nouvelle forme d’autocratie pour en finir avec la transition ; un pouvoir sans réel contrôle. Comment peut-on accepter que le CST et le Congrès ne puissent pas censurer l’Exécutif ou destituer le président de la Transition, alors qu’ils sont chargés du « contrôle » des actes de celui-ci ? Mais de qui se moque-t-on ?

Le concours de la communauté internationale est, certes, indispensable pour instaurer un climat d’apaisement.  Pour cela, le processus de transition doit être le plus neutre et le plus ouvert possible : principe que M. Chissano rappelle dans sa lettre aux « lideres politiques ».  Ainsi, aucun groupe d’acteurs ne doit être marginalisé ou plus favorisé que d’autres. L’allégorie de l’Arche de Noé n’est d’ailleurs pas la réponse à la crise malgache.  Il ne s’agit ni de trier les acteurs politiques entre signataires et non signataires d’une feuille de route, ni de jeter des bouées de sauvetage aux « naufragés » de la Transition.  Bien au contraire, il faut donner à chacun une chance égale.  Que tous soient au même pied d’égalité sur leurs starting blocks. La feuille de route dans sa version révisée dénature ce principe de neutralité d’un processus de transition.

Les multiples chocs que le monde du 21ème siècle continue de subir sans répit, exigent des réponses appropriées de la part de la communauté internationale.  La SADC, dans sa mission de médiation dans la crise malgache, doit donner l’exemple en s’adaptant au « nouveau système plus démocratique des relations internationales. Au premier plan duquel le besoin de la recherche solidaire des réponses aux défis et menaces globales, … », (Communiqué de l’Ambassadeur de Russie). Le médiateur de la SADC devrait tenir compte des recommandations des partenaires de Madagascar.  Aucun acteur, national ou international, ne peut s’arroger le monopole de la résolution de la crise malgache. La SADC rendra un grand service aux générations futures en évitant d’imposer une vision erronée de la résolution de la crise malgache.  Elle doit tenir compte des recommandations de la France et les Etats-Unis.  C’est aussi cela l’inclusivité.  Si ce n’est pas le cas, la révolte en Afrique du Nord continuera à faire des émules.

 

Richard J. Randriamandrato

Par Ny Marina
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 08:27
Which country is next after Gaddafi falls?

February 23rd, 2011
Author: Jeff Taylor

 

As Gaddafi uses the threat of total chaos in Libya if he is overthrown, Citywire reports on ten autocratic countries chosen by the Economist Intelligence Unit that could well be next on the list to follow suit should he fall.

 

Each country on the list has been given a ‘vulnerability’ score, with Libya’s standing at 6.7 out of 10.

Although home to the powerful US Fifth Fleet, Bahrain comes next on the list having recently suffered unrest, which resulted in police firing on protesters and also has a vulnerability score of 6.7/10

Yemen is listed as the most high risk with a vulnerability score of 8.8/10, but their President Saleh has recently tried to defuse the situation ahead of time by declaring that he will step down in 2013.

Although geographically and religiously separated from the current focus of events, Zimbabwe features next with a vulnerability score of 7.6/10. According to the report ‘ … the regime fears similar protests by its people, who are among the world’s poorest. Police recently arrested dozens of students, trade unionists and political activists who gathered to watch news reports on the uprisings on suspicion of plotting to oust President Robert Mugabe … ‘. The subject of the meeting’s agenda? ‘What lessons can be learnt by Zimbabwe and Africa?

Algeria with a vulnerability ranking of 7.6/10 is seen as ‘ripe’ for revolution. The government has already tried top appease the people with promises to lift the state of emergency and hand out jobs and housing.

Another vulnerable regime that is far from the epicentre but also on the list is Madagascar with a vulnerability score of 7.3/10.

The Western Ally, Jordan, is also on the list with a vulnerability score of 7.3/10.Again the king has tried to ease tensions but recent protests in the capital Amman did become violent.

 Which country is next after Gaddafi falls?

Who's next if Gadaffi falls? (citywire)

Syria comes in with a vulnerability score of 7.3/10 after 30 years under President Bashar Assad and a further ten under his son Hafez.

The budding regional nuclear power Iran also has a vulnerability score of 7.3/10. Recent events show that there is a strong element of unrest in the country.

With many of its people calling for political reform Morocco comes next, another with a vulnerability score of 7.3/10.

Last on the list reported by Citywire is Saudi Arabia with, yet again, a vulnerability score of 7.3/10. This country, says the report, gives its people virtually no political representation and also has a rigid form of Sunni Islam.



Read more: http://www.economicvoice.com/after-gaddafi-falls-which-countries-are-next/50016924#ixzz1F3XO6hoo

Par Ny Marina
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Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 14:11

L’affaire Passerelle internationale unique débattue à la Banque mondiale

« Créer une plate-forme de discussion »

jeudi 27 janvier 2011

 

« Créer une plate-forme de discussion pour encourager le dialogue entre toutes les parties prenantes au sein du secteur », tel a été l’objectif de la Banque mondiale en organisant durant la semaine du 20 janvier un atelier informel consacré aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication (TIC). La rencontre a vu la participation des principaux représentants du ministère des Télécommunications, des postes et des nouvelles technologies (MPNT), des opérateurs du secteur privé, de l’OMERT, des partenaires techniques et financiers, des équipes des projets dans le secteur, ainsi que du milieu universitaire. Au centre de cet atelier, la Passerelle internationale unique (PIU) que le gouvernement veut imposer aux opérateurs dans le secteur.

Des textes désuets et inadaptés

Selon les données de la Banque mondiale, le secteur des TIC fournit 8% des revenus totaux du secteur public à Madagascar. Par ailleurs, il a été constaté lors des débats que le cadre légal et règlementaire actuel est inadapté à la réalité. Il a été donné à titre d’exemple que les décrets d’application de la loi 2005-23 ne sont toujours pas approuvés, ce qui fait que ce sont ceux de la loi 96-034 qui restent en vigueur. En outre, six ans après cette loi, l’agence de régulation ARTEC, censée entre autres clarifier le rôle des acteurs dans le secteur, n’est toujours pas en place. Par ailleurs, la fin de la période d’exclusivité qui avait été accordée à TELMA lors de sa privatisation en 2004 a expiré en juin 2008, sans suite formelle à ce jour.

En attendant cette révision, c’est la réalité qui comble le vide règlementaire. Cela ne se fait pas sans problèmes, ce qui crée de l’incertitude et de la confusion dans le secteur. Il a été cité en exemple, les polémiques entre opérateurs sur les autorisations pour faire du transfert de données, les différends au sujet de la licence 3G, le calcul des redevances de fréquences, la cession de la licence d’Intercel à Madamobil, et tout dernièrement le projet de passerelle internationale unique qui a soulevé une levée de boucliers de la part des opérateurs du secteur.

Sur ce dernier point, la Banque mondiale a illustré, à partir des expériences existantes dans le monde, qu’une telle mesure présente des risques importants du fait de la nature monopolistique de l’intervention, et que ce n’est donc pas la meilleure pratique disponible pour lutter contre les fraudes éventuelles. En particulier, le flou qui entoure la décision d’instaurer une « passerelle unique » n’est pas de nature à rassurer les investisseurs futurs ni à améliorer le climat des affaires, car elle crée une confusion par rapport au rôle de l’État dans des affaires purement commerciales telles que la négociation de tarifs. Le blocage pendant un certain temps du trafic téléphonique en République Centrafricaine, après avoir adopté une mesure similaire, a aussi été évoqué.

Le client est « roi » selon les opérateurs

Les opérateurs restent en général fidèles à une vision centrée sur le client, et à l’importance d’anticiper plutôt que de simplement régulariser le secteur. En effet, alors que tous les autres pays sont déjà en train de mettre en place la 4ème génération de technologie à Madagascar, une forte préoccupation existe qu’on soit encore enlisé à Madagascar dans une réflexion déjà obsolète sur le cadre règlementaire pour le 3G ou le 3G+, alors que ce que le client attend c’est d’avoir la même qualité de services que les consommateurs à Paris, à New-Delhi ou à New-York.

Un régime fiscal opposé à l’objectif de vulgarisation

Le régime fiscal est aussi une source de préoccupation dans la mesure où les opérateurs du secteur pointent du doigt une taxe additionnelle de 7% décidée il y a quelques années, ce qui fait de la téléphonie un produit de luxe sur le plan fiscal, alors que l’objectif est de le vulgariser.

Il est cependant à souligner que le secteur a connu une grande évolution depuis dix ans en accessibilité et en qualité des infrastructures, grâce surtout à des investissements importants effectués par les opérateurs motivés par la concurrence, même s’ils ont encore des difficultés à travailler ensemble pour le partage de ces infrastructures. Selon certaines estimations, 66% de la population a accès à un réseau téléphonique actuellement, mais seulement 22% d’entre elle utilise le téléphone. De ce point de vue, la problématique à Madagascar n’est donc pas une problématique de couverture, mais plutôt de volume de consommation, ce qui place une contrainte sur la rentabilité. Notons que selon les chiffres, les coûts de communication à Madagascar sont inférieurs à la moyenne africaine.

Il apparaît enfin qu’il y a une grande demande pour plus de concertation et de transparence dans les prises de décision dans le secteur, car pour pouvoir investir il est nécessaire d’avoir une meilleure visibilité.

Recueilli par Valis

Par Ny Marina
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