Mardi 29 décembre 2009
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sur sobika.com
Hier très tôt le matin, un groupe de militaires a lancé un appel aux soldats pour les rejoindre devant le Régiment d'Appui et de soutient à Ampahibe
Betongolo. Le groupe constitué de sous officiers a donné un ultimatum de 48 heures pour constituer un gouvernement selon la charte de Maputo. Dans le cadre de l'enquête qui a suivi, le président du
Cosofam,l' Adjudant-chef Daniel, Ratsimihafindramanana Daniel de association des sous-officiers malgaches, a été arrêté et fait l’objet d’une enquête à la section de recherches de la
gendarmerie de Fiadanana. Il aurait été arrêté, au petit matin, en possession d’une importante somme d’argent sur lui ainsi que 6 autres éléments. Parallèlement, hier dans l'après midi par
ailleurs, le premier ministre de la Haute Autorité de la Transition, Camille Vital a rencontré les chefs de corps d'armée, les responsables de commandements, les représentants des
sous-officiers et des hommes de rangs des forces armées malgaches. Le premier ministre a certainement voulu rappeler l’union au sein de l'arméetout en adressant un
sérieux avertissement aux electrons libres. Effectivement, même si les huiles affichent une unité de façade, cela ne semble pas le cas dans les faits. Tout recemment encore, 9 colonels
avaient tenu une conférence de presse au Carlton pour se démarquer de la ligne officielle. Hier, cette tentative avortée de la part des sous officiers de faire un capsat 2, montre que des
dissensions existent bel et bien au sein de l'armée. La politique s'est bel et bien immiscée dans les rangs de la grande et la frustration de voir des promotions en fonction de la fidélité au
régime en place, encourage les prises de position bien tranchées. La grande muette fait sa révolution on dirait. Après la mise en avant des commandants et colonels, celle des sous officiers hier,
on n'attend plus que les généraux !
Par Ny Marina
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Mardi 29 décembre 2009
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10:06
29-12-2009| Écrit par R.C.
sur madatimes.com
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Des casernes en ébullition. Une classe politique en effervescence. Un milieu d’affaires sans boussole. Une administration attentiste. Des religieux en
embuscade. Une population aux aguets. Voilà le drôle d’air de fête en cette fin d’année. Tout le monde pense à ça mais chacun a la tête ailleurs. Le temps de passer les festivités et
d’aucuns s’apprêtent à s’attaquer aux choses sérieuses. D’où cet état général de lévitation dans lequel baigne le pays que personne ne souhaite pas perdurer. De ce qui précède, chacun est
persuadé qu’il va se passer quelque chose.
Ordre naturel
Pour les observateurs les plus aguerris comme pour le commun des gens, puisqu’ « on » est revenu au point mort, c’est-à-dire à la situation après le coup d’Etat ; cela signifie que le pays
marche à reculons en allant vers 2010. Ce qui va à l’encontre même de l’ordre naturel des choses. Cela explique le sentiment généralement partagé d’en finir avec cette crise génératrice de
chaos et de désordre en tout genre. Bref, si le monde entier veut que cela se termine, personne ne sait exactement comment !
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Par Ny Marina
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Mardi 29 décembre 2009
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10:04
29-12-2009| Écrit par Naddyah.R
sur madatimes.com
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Pari tenu pour les pasteurs Roger Randriamisata, Philibert Ramamonjisoa et Maurice De Dieu Rafanomezantsoa, coordonnateurs nationaux du « Hetsiky ny Mpitondra
Fivavahana.» Les chrétiens toutes confessions ont répondu à leur appel même si l’organisation de ce culte pour la Nation a été faite à la hâte. "Nécessité de l'Etat oblige." Cette action
chrétienne a vu la présence des pasteurs FJKM, des religieux anglicans et de prélats orthodoxes. Autrement dit, les prêtres et autres religieux catholiques, n’ayant pas entendu l’appel de
leurs confrères, ont brillé par leur absence.
Osez !
Dans son homélie, le pasteur Irako Andriamahazosoa a exhorté le peuple « à se réveiller et à prendre ses responsabilités, comme l’a fait Esther ». Pour lui les consignes sont simples : «
priez puis soyez durs à la tâche. » « Mais il n’y a pas de couronne sans croix, prévient-il, alors armez-vous de courage car la mission avec le Christ n’a nullement besoin d’un timoré.
»
Action
Joignant l’acte à la parole, le pasteur Roger Randriamisata a lu vers la fin du culte la déclaration du mouvement. Celle-ci se résume en plusieurs revendications dont « la liberté
d’expression avec le retour du journal parlé de la radio Fahazavana sans oublier l’émission Apenjiky, la neutralité de l’Armée, l’arrêt immédiat des intimidations sous quelques formes
qu’elles soient et le retour à la table des négociations des protagonistes de la crise. » Les membres du mouvement qui prend de l’ampleur « prendront une décision d’ici peu si aucune
solution n’est trouvée. »
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Par Ny Marina
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Lundi 28 décembre 2009
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10:01
Que peut-on souhaiter
aux Malgaches sinon la paix en ce jour de Noël ?
Paix,
salut. C'est ce que Dieu a voulu donner aux hommes en envoyant son fils sur terre. La paix, c'est loin d'être uniquement l'absence de guerre, comme l'a affirmé Spinoza. C'est une vertu, un
état d'esprit, une volonté de bienveillance, de confiance et de justice, selon le même auteur. Un état d'esprit plus facile à atteindre pour les citoyens des pays développés, respectueux des
principes démocratiques et habitués qu'ils sont au système d' Etat providence qui se soucie des plus démunis. A l'opposé, il est vraiment difficile d'envisager la paix pour le Malgache lambda
habitué à toutes les combines pour boucler le mois et à qui des apprentis sorciers s'imposent dirigeants au mepris de toutes les règles de la démocratie et qui, en même temps, ne sont capables
d'apporter la moindre lueur d'espoir d'un avenir meilleur. Ils comprennent la paix comme l'étouffement de toute contestation de leur pouvoir illégitime, illégal et violent. Leur paix ne peut pas
être celle que Dieu veut pour l'humanité. Leur paix est basée sur la repression, l'imposture, le mensonge.
Noël, traditionnellement, signifie trêve. Et Andry Rajoelina a osé, en toute mauvaise foi, demander cette
trêve après avoir mis fin unilatéralement et illégalement aux Accords avec les trois autres. Tous ses actes ne sont que provocations mais il veut quand même la paix. C'est clair, pour
lui, la paix signifie se plier à toutes ses décisions iniques. Et ici, on peut paraphraser Jean Paul II qui disait "la prétention qu'a le terrorisme d'agir au nom des pauvres est une flagrante
imposture". On peut aussi affirmer en ce qui concerne Madagascar que "la prétention qu'a Andry Rajoelina d'agir au nom du peuple est une flagrante imposture". Il est tout aussi clair qu'il est
impossible de s'entendre avec un tyran. Tout ce que l'on peut faire c'est remettre son sort à Dieu sans rien lui céder. Réfusons sa transition illégale, illégitime basée sur la violence ! Réfusons
même son projet d'élections législatives. Objectivement, la seule élection qui peut sortir le pays de la crise ne peut être que présidentielle puisque c'est la seule qui permet au peuple de se
prononcer contre son imposture en votant massivement pour un de ses concurrents. Cette élection législative annoncée est juste un moyen malhonnête de rester plus longtemps au pouvoir. Il ne faut
pas que la pression sur Rajoelina s'arrête ou s'atténue si on veut la paix véritable pour Madagascar. "Seule l'action peut donner la paix", a écrit Robert Charbonneau dans sa "Chronique de l'âge
amer". Continuons à dénoncer !
"Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté !" C'est dans
l'Evangile selon Luc. Il a bien precisé "aux hommes de "BONNE VOLONTE". Alors joyeux noël à tous ceux qui se sentent concernés !
article paru sur rasl.trib.mid.over-blog.com
Par Ny Marina
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Lundi 28 décembre 2009
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09:53
sur madatimes.com
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28-12-2009| Écrit par R.C.
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Une fraction de l’armée est entrée en « rébellion » au petit matin de lundi. Un de leur porte-parole, ayant choisi le site du régiment d’appui et de soutien
(R.A.S.) entouré de nombreux de ses compagnons d’armes, a signalé l’existence de militaires qui n’acceptent pas la situation actuelle. Ils appellent aussi les chefs de corps de la place
d’armes d’Antananarivo à les rejoindre. Le principal motif de cette « Révolution » : l’application des accords de Maputo et de la Charte de la Transition. Un thème hautement politique qui,
visiblement, divise l’armée en dépit des dénégations des militaires putschistes.
Coup d’éclat
En moins d’un mois, il s’agit du deuxième coup d’éclat des militaires. Autrement dit, les casernes grouillent de bruits de botte contrairement aux apparences. « Jamais deux sans trois »,
dit d’ailleurs le proverbe. Ainsi, les chefs des milices gouvernementales ne se font plus respecter quand ils affirment à tout bout de champ qu’ils sont les seuls détenteurs autorisés de la
« parole militaire. » Comment pourrait- il en être autrement quand eux- mêmes se trouvent en totale illégalité.
En somme, il faut s’attendre à tout dans les prochains jours, les prochaines semaines, les prochains mois.
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Par Ny Marina
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