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Publié le par Ny Marina

Samedi 31 janvier, Andry Rajoelina a encore rehaussé d'un ton ses revendications. Il s'est déclaré en charge de la gestion du pays. Une annonce que d'aucun assimile une déclaration de coup d'état verbal ( dixit RFI). En ayant refusé, apparemment, les négociations avec le président ( qui "est toujours le Président" selon son communiqué du 31 janvier au soir ), les TGVistes ont désactivé la marche arrière et se retrouve otage d'un jusqu'auboutisme qui ne fait pas l'unanimité. Ce "jusqu'auboutisme" ne joue pas en leur faveur. D'abord, la population dans son ensemble, n'approuve pas la démarche. Elle était déjà moins nombreuse ce week-end que lors des premières manifestations. C'est un signe à prendre en compte. Ensuite, les diplomaties étrangères ne peuvent pas non plus cautionner ces déclarations, qui vont à l'encontre même de la démocratie et de la légalité qu'il a prôné jusqu'à maintenant ! Enfin, pour les opérateurs économiques, cela ne fait que pourrir la situation au lieu de l'éclairer.

Bref, Andry TGV a franchi une ligne que tout le monde ne suivra pas et qui est sans retour. Dans sa stratégie, son seul espoir réside dans la destitution du Président par les deux assemblées, selon l'article 126 de la Constitution, mais même s'il a le soutien de parlementaires, Ravalomanana a déjà mis son ministère de la justice sur le coup, et depuis ce week-end, sa communication se fait plus ferme et plus rapide.

Pire pour Andry Rajoelina, les rôles se sont inversés : Ravalomanana est devenu la victime et Andry Tgv l'assaillant, or tout le monde sait que l'opinion publique va toujours vers la victime et non vers l'assaillant.

En poussant le bouchon à bout avant même de négocier, Andry Tgv a peut être commis là sa première erreur politique depuis le début de la crise.

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