Déclaration politique

Publié le par Ny Marina

 

COMMUNIQUE

« Groupe parlementaire ESCOPOL » du Conseil Supérieur de la Transition

samedi 30 octobre 2010

Déclaration politique

Les conseillers Supérieurs ESCOPOL

Déterminés, dans l’intérêt supérieur de la Nation, à œuvrer ensemble et mettre en commun leurs efforts dans la recherche d’une solution de crise.

 

Nous, Conseillers Supérieurs de la Transition, soussignés, avons décidé de nous réunir au sein du groupe « Espace de Conventions des Partis et Organisations Politiques », afin de soutenir, d’encourager et de participer à toutes initiatives de sortie de crise, le cadre dans lequel il évolue et son exécution se faisant dans une « Nouvelle Inclusivité » fondée sur l’identité de chaque parti et organisation politique, basée sur une démarche itérative, interactive, indépendante et redevable, attentive aux propositions des parties prenantes. Ce processus Malgacho-malgache a comme objectif principal le retour à l’ordre constitutionnel, l’obtention d’une reconnaissance internationale et enfin la mise en place de la 4ème République par l’organisation des élections libres, crédibles, transparentes et démocratiques.

Nous nous attachons aux valeurs fondamentales du « Fihavanana ». Convaincus que l’adoption de véritable mesure d’apaisement (Loi d’Amnistie, dépénalisation de la presse, Réconciliation Nationale, …) constitue la principale aspiration de la population malagasy. Nous sommes persuadés que la relance économique ne pourrait jamais se faire que dans un climat serein et paisible. Seule, une stabilité politique à long terme est l’unique voie pour sortir le pays de la pauvreté.

Nous faisons le choix d’exercer le mandat qui nous est confié dans un esprit de responsabilité, de dignité et d’unité, mais aussi dans le respect de la liberté d’expression et de vote de chacun.

Attachés aux valeurs Républicaines et à la défense des libertés fondamentales de tous, nous mettrons au cœur de notre action législative la seule volonté de servir nos concitoyens, en gardant dans l’esprit le respect du « Soatoavina Malagasy ».

Notre réussite dépend de notre volonté d’inscrire notre action dans la durée tout en restant ouverts à toutes les évolutions de la société pour assumer au mieux la mission que nous confie la Transition.

Parce que nous sommes les protecteurs naturels des droits du citoyen et des libertés publiques, nous nous attachons à avoir une vision éthique des questions essentielles de nos sociétés.

A partir de valeurs partagées, nous entendons légiférer, contrôler, mettre en garde, anticiper et innover afin de construire une démocratie juste, responsable.

Les impératifs d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier, les exigences des Malagasy ont changé. L’Etat ne doit plus empêcher, entraver ou restreindre, il doit permettre, inciter, encourager et soutenir. Il doit mieux écouter les attentes des Malagasy. Il doit imposer des règles, investir, faire respecter les lois, pourvu qu’il sache se retirer quand son intervention n’est plus nécessaire.

Nous entendons nous saisir de cette opportunité exceptionnelle pour moderniser de façon audacieuse son fonctionnement, animé par le seul but de servir la Nation. Nous nous devons d’honorer ce rendez-vous de s’adapter conséquemment à la mondialisation avec lucidité, détermination. Aussi, nous proposons l’actualisation de la Loi sur la Concurrence car la fragilité du tissu économique actuel doit interpeller chacun d’entre nous.

Une démocratie responsable est aussi une démocratie soucieuse de ses finances publiques. La maîtrise des comptes de la Nation est un impératif moral autant que financier.

Nous considérons que les dépenses de fonctionnement de l’Etat doivent être suivis et contrôlés pour que la période de Transition puisse retrouver sa crédibilité. Nous nous engageons, par les moyens de contrôle et législatifs qui nous sont dévolus, à œuvrer dans ce sens.

La question de la liberté d’expression et de l’équilibre dans les médias demeure profondément préoccupante. Nous considérons que le moment est venu de poser la question des règles qui régissent la profession dont le code de la communication.

Nous entendons mettre en place les fondements d’une véritable démocratie par l’adoption des statuts de l’opposition et des lois sur les partis politiques et leurs financements.

Le développement et l’aménagement durable, la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité sont les défis majeurs du 3ème millénaire à Madagascar et dans le monde. Conscients de ces enjeux, nous nous engageons à placer ces thématiques au cœur des politiques publiques.

Tel est le sens que nous souhaitons donner à notre action parlementaire.

 

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