DU RIFIFI À ANTANIMENA

Publié le par Ny Marina

Le 10 novembre 2010

 

Il est 18 heures ce mercredi, 18 heures TM, c’est-à-dire, à votre choix, temps malgache comme d’autres ont le TU, ou Tarehy Mampalahelo. Le titre de cette chronique m’a été donné par un ami qui me téléphone qu’il y a du rififi du côté d’Antanimena et qu’il a vu brûler au moins une voiture. Il ne s’est pas attardé. Il me dit aussi avoir reçu un message du Consulat de France qui incitait à la prudence.

Le vote aura lieu dans huit jours et le jeudi 18 sera un jour férié. Dans les circonstances qui sont les nôtres actuellement, il faut s’attendre à pas mal de désordre et d’incidents de toutes sortes. Déjà il y a peu, il y a eu des braquages de voitures transportant des fonds, comme celle de la Jirama à qui 120 millions ont été pris à Itaosy. Et une Banque, route circulaire qui a un service de sécurité toujours bien visible, a été dévalisée par des hommes armés de kalach. Autour de moi, on se demande si ce n’est que du simple banditisme ou si ce sont des acteurs du monde politique qui veulent alimenter leurs caisses pour la campagne et les campagnes à venir. Les Hâtifs pourront toujours dire que c’est l’opposition qui est à l’origine de ces méfaits. Elle trouvera vite de quoi garnir les meublés de la Justicière. Au moins le temps du référendum.

Je ne sais si c’est un service spécialisé d’Ambohitsorohitra qui les a organisés ou qui va en organiser dans les jours qui viennent. On se doutait bien déjà de l’origine des bombinettes artisanales. De source sûre venant des grandes capitales qui se partagent les informations disponibles, je peux aujourd’hui vous dire que l’attentat d’Ivandry, qui, disait-on, visait notre nourrisson de dictateur, avait bien été organisé et réalisé par ses services. Ce n’est pas encore l’incendie du Reichstag, mais nos faiseurs de coups d’Etat se sont mis à la mauvaise école de l’histoire des pays du Nord. A l’heure façon, ce sont aussi des avara-pia. Mais de ces avara-pia dont nous préférerions faire l’économie.

Avec la rentrée scolaire, j’avais beaucoup à faire ces dernières semaines et je vous ai quelque peu négligés. Mifona aho. Une fois la formule prononcée, mon crime est effacé. Voilà ce qu’est la puissance de la parole. Je vous ai négligés, alors que j’avais des tas de choses à vous dire. Je vais m’y mettre, c’est promis. Je vais faire du rattrapage intensif et inclusif. Pour le moment, je me contente de l’annonce de ce rififi.

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