Ici et là ...

Publié le par Ny Marina

sur madatimes.com
Real Game
09-11-2009| Écrit par E. R.
Si la bataille pour la conduite du pays a fait rage depuis 10 mois, il est à espérer que celle pour les maroquins et autres macarons ministériels sera au contraire des plus rapides pour la simple et bonne raison que les négociations auront été commencées depuis Addis-Abeba. La volonté et les intentions du Premier Ministre confirment d’ailleurs cette voie à prendre de manière urgente, lorsqu’il annonce n’être qu’un capitaine et non un entraîneur. L’avis est clair, net et précis, et ne souffre plus d’aucune interprétation. La dénomination de coordonnateur général est donc plus appropriée. Exit tous les apprentis grammairiens quant à la tentative de compréhension de texte / mot, ils ont en face d’eux un éminent cerveau qui plus est n’est pas tombé dans le piège de la grosse tête. Il ne sera guère plus alors question d’initiatives quelconques personnelles ou collectives pour se procurer divers avantages de derrière les fagots et de dernière heure, l’heure justement est à l’application « concrète » de ce qui a été signé et / ou convenu. Point barre !
Sinon, les bailleurs de fond, s’exprimant prudemment, c’est-à-dire sans équivoque dans le langage diplomatique, n’ouvriront pas la « vanne » tant attendue et espérée. Ils veulent voir désormais les intentions affichées et déclarées se transformer en actes. Du concret, c’est tout, au grand risque de perdre la nouvelle crédibilité et surtout reconnaissance durement et si chèrement acquises, grâce en réalité à la mansuétude des 3 anciens chefs d’état élus, quoiqu’il est pensé, dit et apprécié de leur personne et / ou personnalité. Des vrais hommes d’état, que l’équipe « de fait » devrait avoir cette idée constamment en tête sous peine de retour à leur case départ : l’éternelle quête de l’estime et du respect des autres.
De leur côté, les futurs « déflatés » ont alors à jouer le jeu, sous peine de condamnations inédites futures, qui celles-ci ne seront nullement couvertes, pour usurpation de fonction voire concussion et forfaiture par l’amnistie, sûrement en début d’élaboration, voire déjà prêt au vote. En effet, d’aucuns s’amusant à pratiquer les procédures de rallonge pour retarder l’application des accords s’exposent dangereusement aux sanctions toujours d’actualités mais juste en suspens aux dessus de leurs têtes. Les mesquineries de certains, tout comme l’effrontément des autres sont par trop connues des « arbitres », genre catenaccio.
Et c’est ce qui intrigue un peu le citoyen quant à la sincérité des protagonistes de s’attribuer à tout prix le ministère de la justice puisque les lois reviennent à leur validité préalable, c’est-à-dire : moins sujettes à modulation en fonction des circonstances et / ou des intérêts, car la jurisprudence y veillera. Simples suggestions : soit un tirage au sort pour l’attributaire de la désignation, sur un échantillon représentatif des concernés, soit à le désigner par les 4 mouvances ou les 3 présidents et le premier ministre de manière, à nouveau, consensuelle + les 3 signatures.
La reprise « normale » des affaires ne se déroulera qu’à ce tarif, le prix ayant été précédemment payé par les citoyens de toutes tendances, y compris les neutres et les indifférents, que les accords et addenda ne soumettant que le cadre juridique extraconstitutionnel à la bonne marche de la machine.
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sur sobika.com

Election avant fin Juin 2010

11/11/09

Hier s'est tenu le premier conseil présidentiel regroupant Andry Rajoelina, Fetison Rakoto Andrianirina et Emmanuel Rakotovahiny. Un second devrait se tenir se jour. A l'issue de cette  première rencontre à 3 trois, aucune mésentente n'a été relevée, ce qui est bon signe quant à la suite de la direction de la Transition. On aurait pu penser que les égos prennent le dessus sur le travail, mais chacun semble respecter la position et les attributions données par les textes d'Addis Abeba. Mais la décision importante révélée par Fetison Rakoto Andrianirina est la concordance d'accord pour des élections avant la fin juin 2010. Cette date avait déjà été avancée par Andry Rajoelina après Maputo 2, elle semble confirmée. En effet, il serait impensable que pour le 50ème anniversaire de l'indépendance de Madagascar, nous n'ayons pas un président démocratiquement élu. Ce serait même inimaginable. La question que tout le monde se pose mais sans aucune réponse publique : Marc Ravalomanana sera t-il candidat - Andry Rajoelina pourra t-il constitutionnellement se présenter ? En tous les cas, il en est un qui a un parcours de présidentiable presque exemplaire, c'est bien Fetison Rakoto Andrianirina, qui a reçu l'ambassadeur de France, après que ce dernier ait présenté ses lettres de créances à Andry Rajoelina ! Mais en  attendant de découvrir les futurs candidats, la tâche prioritaire est de monter le gouvernement et les institutions qui conduiront la Transition vers ces élections. Le conseil présidentiel de ce jour devrait statuer sur les nominations au sein du gouvernement . Le conseil présidentiel veut aller vite, mais attention à ne pas confondre vitesse et précipitation.

 

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sur madatimes.com

Manandafy, prochain vice- premier ministre

10-11-2009| Écrit par R.C.
 Au sein de la mouvance Ravalomanana, tout le monde s’accorde à dire que le prochain vice- premier ministre des affaires étrangères a pour nom Manandafy Rakotonirina. Ce poste échoit en effet à la dite mouvance à l’issue des négociations d’Addis-Abeba. Le président du Mfm va ainsi succéder à Ny Hasina Andriamanjato, si tout se passe comme prévu. S’agissant des autres postes ministériels, l’agriculture sera attribué à Roland Ravatomanga mais pour les autres, le président Marc Ravalomanana a laissé aux responsables de la mouvance à Antananarivo de décider entre eux. Le Tim, le Mfm ainsi que le Teza réclament des postes mais le premier nommé semble vouloir tout accaparer. S’agissant des répartitions dans les autres institutions de la Transition, les 90 députés Tim et les 13 sénateurs ne seront pas tous reconduits dans le Congrès et le Conseil Supérieur. A Antananarivo, par exemple, sur les douze députés Tim, deux élus sont assurés d’être retenus. Les autres doivent passer aux cribles de ce double critère de sélection : 60% de voix aux dernières législatives et participation active à la lutte contre les putschistes.  Le Mfm et le Teza réclament chacun 3 Congressmen, deux ministères pour le Mfm et un pour le Teza.
Partager le fruit
Du côté des putschistes lesquels doivent partager le fruit de leur forfait avec leurs victimes, l’heure est aux surenchères. Première victime : Monja Roindefo. L’ex- bras droit n’est plus en position de réclamer quoi que ce soit. Deuxième victime : Ny Hasina Andriamanjato qui quitte les affaires étrangères pour ne pas atterrir à la tête du Conseil supérieur de la Transition. Les soit- disant Forces de changement s’y opposent catégoriquement. De même, des personnalités comme Manorohanta Cécile, Tehindrazanarivelo, Tongavelo Athanase, Rajaonarimampianina…vont devoir partir. Leurs maroquins étant attribués à d’autres mouvances. Du côté de Zafy, Manoro Régis pourrait rafler l’enseignement supérieur, Serge Radert à l’économie, Miandrisoa Marcel à l’Intérieur, Tabera Randriamanantsoa à la formation professionnelle…Chez les Ratsirakistes, c’est plutôt le désenchantement. Tout le monde a vu à Addis-Abeba le dédain du chef envers les postes quels qu’ils soient. Ils ont aussi constaté le peu d’empressement de l’ancien président à mettre la main sur les « ministères juteux » à part les finances et le budget. Du coup, on manque d’appétit surtout après sept ans de sevrage aussi bien chez les prétendus « exilés» que chez les locaux ! En conclusion, les ministères se méritent.

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