Le 12 octobre 2009
L’INFORMATION CATHOLIQUE SUR RFI
Comme notre ami de samedi, j’aurais bondi sur mon ordinateur après avoir entendu l’émission sur les religions de RFI hier dimanche à 11 heures, heure malgache. mais l’un de mes serviteurs, Dame Jirama, faisait des réparations sur la ligne et mon ordinateur comme mon four à micro-ondes restaient muets. Dieu merci, ma radio continuait à fonctionner avec ses piles. C’est quand même beau le progrès.
Je bondis donc à retardement, mais l’on voit bien que les réseaux d’Omar ne sont pas seulement les chouchous des radios catholiques et fonctionnent à merveille avec les radios publiques. Hier, Omar fut le premier à parler au début de l’émission. Donc, la Bécassine de service qui, elle, ne fait pas grève – ça se comprend, surtout le Jour du Seigneur – s’entretenait avec Mgr Odon Marie Rajana-colonna. Peut-être a-t-il avec Ivan des liens de parenté, car celle-ci semble avoir un faible pour les « maisons noires » tant ici que chez la reny malala.
Omar a eu un éclair de clairvoyance et d’honnêteté quand, interrogé sur la médiation, il avoua : « On n’a pas été préparé pour ça ». Il y aurait eu un « potentiel de confiance », mais « les protagonistes n’ont pas voulu sauter le pas ».
Doit-on prendre pour l’expression de sa philosophie de négociateur ce qu’il nous assène ensuite : « Jésus n’avait pas demandé des comptes à ses disciples. Il les avait introduits à un certain degré d’amour. […] Il faut que les responsables reconnaissent leurs fautes. Ça dépasse les lois et les règles des sociétés humaines… Il faut des concessions qui dépassent nos entendements humains ».
L’aveu est de taille : rien de ce qui est humain n’est accessible à l’entendement d’Omar. N’ayant pas été préparé, son échec était inévitable. Ce n’était donc pas de sa faute. C’était un problème structurel sur lequel il n’avait aucun pouvoir ! Mais il a parlé, il est présent sur la radio mondiale et le monde entier aura pu l’entendre s’exprimer et aura compris qu’il n’y est pour rien.
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Ce n’est pas le seul Mgr à qui Rfi a donné la parole. Interrogé sur la guerre, un évêque du Congo – Mgr Mosengo ? – a lui aussi formulé des paroles mémorables. Avant, la guerre, « ça se limitait aux enfants-soldats. Aujourd’hui, c’est pire avec les violences faites aux femmes ». Etc. On a compris la hiérarchie de la gravité. Ne faudrait-il pas dire de la « gravitude » ? L’embrigadement des enfants-soldats ne serait-il que la forme moderne et congolaise des internats d’autrefois pour former une personnalité ? Ça me laisse inquiet, car, dans le même sens, la participation des très jeunes enfants d’Antananarivo, encouragée par les adultes, aux pillages du début de la crise pourrait être présentée comme faisant partie de tout un programme d’éducation. Ce dont doute l’Unicef qui, pour l’avenir, nous prévoit d’autres types de désordre.
Ce Mgr montrait par la suite que l’Eglise condamnait les multinationales comme la cause des guerres dans le Nord-Est du Congo et qu’elle étudiait les « contrats léonins » concernant les matières premières. Soyons toutefois rassurés : « Benoît xvi a une vision positive de l’Afrique ». La réflexion est si profonde que je n’ai pas compris ce que cela voulait dire. Mais peut-être pourrez-vous me l’expliquer.
La seconde partie de l’émission traitait des catastrophes naturelles en Indonésie et surtout aux Philippines. On y a entendu un jeune jésuite de cinquante-deux ans, docteur en philosophie, y pérorer sur la pauvreté. Le fond de sa philosophie tient dans une phrase qui devra rester dans la mémoire de tous les auditeurs : « Le siècle des Lumières est un siècle des Ténèbres ». Et l’on avancerait vers un cul-de-sac !
Je me pose, quant à moi, une question à laquelle je n’avais encore jamais songé : quel saint doit-on invoquer pour lui demander que l’humanité pécheresse respecte les droits de l’homme et de la femme ?
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