Les documents biométriques : un vrai business
Selon La Vérité, le Conseil des Ministres de la Haute Autorité de la Transition (HAT) a approuvé le lancement du projet de « Carte d’identité biométrique infalsifiable » proposé par la Ministre de l’intérieur Cécile Manorahanta qui est selon cette dernière « l’une des conditions de réussite d’une élection crédible et transparente».
Aucun débat ou discussion sur l’utilité d’une telle mesure n’a été engagé ni auprès des citoyens, ni auprès de la société civile, ni auprès des parlementaires qui représentent pourtant les 20 millions de malgaches concernés par cette mesure.
Par ailleurs, l’opacité règne sur l’attribution de ce marché public, la procédure d’appels d’offres requise par le Code des Marchés publics ne semble pas avoir été respectée. Aucun avis d’appels d’offres ou de manifestations d’intérêts n’a été publié par le Ministère de l’intérieur.
Le Ministère de l’intérieur sous l’égide de Charles Rabemananjara avait précédemment octroyé le marché des « passeports biométriques » dans cette même opacité
et obligé les nationaux à se procurer ledit document pour pouvoir voyager à l’extérieur. Ces derniers sont « facturés » 30.000 Ariary au contribuable.
Avec plus de 20 millions de nationaux recensés, le chiffre d’affaire pour la société bénéficiaire du marché avoisinerait donc 600 milliards d’ariary (200 millions d’euros).
Dans son édition n°1264, la Lettre
de l’Océan Indien indiquait qu’Andry Rajoelina avait sollicité la compagnie française Sagem Sécurité pour « sécuriser les élections ».
En effet, Sagem Sécurité s’occupe actuellement la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire, facturée à 200 milliards de francs CFA (300 millions d’euros) au
contribuable Ivoirien et qui est dores et déjà qualifiée comme « l’’élection la plus chère au monde».
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