Le GIC choisit Rajoelina-Mangalaza

Publié le par Ny Marina

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Hier lors d’une conférence de presse, Tiébilé Dramé, médiateur du groupe international de contact mandaté par l’ONU a signifié la position du groupe de médiation et donné des informations importantes sur la position du Gic. Tout d’abord, concernant la réunion des chefs de file des mouvances ( Ratsiraka, Ravalomanana, Rajoelina, Zafy ), quatre villes sont citées par le médiateur : Paris, Londres, Berlin ou Genève. Ce choix ne fait pas les affaires de Marc Ravalomanana qui souhaite un pays d’Afrique ou Madagascar. Mais l’information importante à retenir est le soutien réaffirmé du Gic à Andry Rajoelina en tant que président de la Transition et Eugène Mangalaza en tant que premier ministre de consensus. Le groupe de médiation international, qui ne représente pas la Communauté internationale dans son ensemble il faut le rappeller,  mais dont les avis sont suivis par cette dernière, se positionne donc clairement derrière les accords du Carlton. Pourquoi cette position claire ? La première réponse est psychologique : les médiateurs sont des être humains et comme tout être humain, ils sont touchés par la tournure des évènements.
 
Le sentiment qui prédomine chez eux, de Chissano à la Ouedraougo en passant par Kodjo et Tiébilé : c'est la lassitude ! Ces hommes sont lassés des tergiversations "à la malgache" ! Dans les couloirs ils reconnaissent que les malgaches sont plus posés que leurs frêres africains ce qui a pu éviter des affrontements à la guinéenne, mais ils sont aussi plus "sournois" et hypocrites, d'où ces multiples rebondissement depuis Maputo qui ont fini par en lasser plus d'un. Par ailleurs, à force de contacts entre les différents intervenants, ils se sont rendus compte que la situation ne se résumait pas à des Bons et des Méchants. Des "casseroles" , Ratsiraka, Ravalomanana et Rajoelina en trainent chacun derrière eux et par conséquent, aucun d'entre eux ne peut se prévaloir comme LA solution consensuelle idéale. Ils se sont donc rendus compte que la recherche du consensus total c'est à dire incluant les 4 mouvances est impossible. Dès lors, le Gic a donc décidé de changer de stratégie : il suivra le consensus majoritaire, celui qui réunira la majorité des mouvances et c'est ce qui s'est passé au Carlton. Tout cela n'a pas été décidé au Carlton. Cela s'est fait à la résidence du Mozambique en France à Rueil Malmaison lors du passage de Andry Rajoelina après New York. Ainsi, Tiébilé Dramé a déclaré que les accords n’avaient pas besoin de la signature de Ravalomanana pour être validés. La question est donc désormais de savoir si la Communauté internationale reconnaitra Andry Rajoelina sans la signature de de Marc Ravalomanana ? Tiébilé Dramé va faire du lobbying dans ce sens.

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ratezitra 13/10/2009 19:18


Mais cela ne lui donne pas droit d'oublier le coup d'etat à Madagascar. Ses arguments ne tiennent pas la route. Je veux bien admettre les casseroles et le cocotes minutes mais qu'il sache que ceci
est du à leur attentisme dans l'application des sanctions prévues, qui s'avère donc apparement inaplicable chez nous. Et pourquoi?