Les conditions de Paris pour soutenir TGV

Publié le par Ny Marina

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 MADAGASCAR
 Les conditions de Paris pour soutenir TGV
     Le ministère français des affaires étrangères vient de dresser la liste
des conditions auxquelles Andry Rajoelina devrait être soumis pour obtenir
l'appui de Paris. Exclusif.

Dans un document de travail daté du 2 novembre, et dont La Lettre de l'Océan
Indien a obtenu une copie, la diplomatie française a énuméré les propositions
qu'elle soumettra aux autres membres du Groupe international de contact(GIC) et
aux pays intéressés par une relance de la médiation internationale sur la crise
malgache. Plusieurs conditions sont adressées au président de la Haute Autorité
de transition (HAT), Andry Rajoelina, dit TGV. Elles sont présentées comme
indispensables s'il veut obtenir une reconnaissance internationale en tant que
chef de la transition. Au premier rang d'entre elles figurent la réaffirmation
par TGV qu'il ne se présentera pas au prochain scrutin présidentiel, suivie de
l'octroi, avant les prochaines élections, d'une large amnistie pour tous les
événements politiques intervenus entre 2002 et 2009, ainsi que de la suspension
des poursuites judiciaires engagées depuis le début de la transition. De leur
côté, l'ensemble des candidats aux élections devrait s'engager sur "un code de
bonne conduite politique et citoyenne". Ce texte écarte tout retour à Madagascar
de l'ancien président Marc Ravalomanana "jusqu'à l'instauration d'un
environnement politique et sécuritaire favorable". Pour garantir le bon
déroulement des scrutins, il propose "une recomposition" de la Commission
électorale nationale indépendante (CENI) et la mise en place d'un gouvernement
d'union nationale.

Si Andry Rajoelina accepte ces conditions, il se verrait accorder des garanties
quant à son statut de président de la transition (comme le droit de représenter
son pays sur la scène internationale) et à son futur statut d'ancien chef de
l'Etat. Pour l'amener à s'inscrire dans cette logique, Paris propose de relancer
la médiation internationale sur la base d'une "approche réaliste". Il est
également question de l'envoi d'une mission internationale d’appui aux futures
élections malgaches et de la désignation rapide d'un envoyé spécial permanent du
médiateur mozambicain Joaquim Chissano. Paris serait enfin disposé à plaider en
faveur de l'envoi d'une mission conjointe du FMI et de la Banque mondiale à
Antananarivo.

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