Mon enquête sur le 7 février 2009, Samedi Rouge

Publié le par Ny Marina

Nj’s Notepad

Chroniques de mon île à bananes (madagascar)

5 février 2010

Le 7 février 2009, « Samedi Rouge », c’était il y a presque exactement un an.

Le « 7 février » c’est devenu le fond de commerce de la Haute Autorité de la Transition ou comment instrumentaliser une tragédie en un formidable (sic) outil de propagande, en un épouvantail qu’on brandit à chaque fois pour justifier l’injustifiable (le Coup d’Etat).

Andry Rajoelina avait annoncé que les responsables de ces massacres seraient jugés, c’était il y a un an et pourtant, au jour d’aujourd’hui, aucun jugement n’a été rendu alors qu’il a accédé au pouvoir depuis Mars 2009, pourquoi ?

Pourquoi la Ministre de la Justice de la HAT Christine Razanamahasoa n’a pas progressé dans l’enquête et fuit même les questions des journalistes sur le sujet comme sur TV Plus le 5 février 2010 ?

Pourquoi la H.A.T refuse-t-elle de faire la lumière sur ces évènements, se contentant de sa propagande sur les « martyrs », d’ériger des stèles d’une mocheté à donner de l’éczéma à un lépreux mais sans jamais aller dans l’enquête de fond ?

Le 7 février, plus t’en parles, moins t’en fais quoi ?

En bon fouille merde qui se respecte, je l’ai fait l’enquête…celle qui explique pourquoi la HAT ne veut pas qu’il y a de procès, et je suis même allé plus loin en essayant de mettre la lumières sur ce « massacre programmé »…mais pas par ceux qu’on croit.

Parce que je n’aime pas les mensonges et la manipulation, parce que je n’aime pas les morts pour rien, surtout à cause des fozas.

Théorie du complot ? Non, analyse des faits et d’hypothèses. Je ne suis pas juge, ni juré. Je vous présente juste le résultat de mon « enquête », c’est vous qui déciderez, en votre âme et conscience, ce que vous en pensez.

Suivez le guide, replongez-vous dans le bain, trois cent soixante cinq jours auparavant.

Les paroles s’envolent, les écrits restent…et restent surtout publics grâce à Internet. J’ai donc consulté la majorité des  sites, blogs, témoignages qui retraçaient les évènements pour en faire une synthèse. En effet, ces médias sont moins facilement manipulables que les médias traditionnels qu’on sait très vulnérables au « valopy » et au « kalach » laissant suffisamment de matière brute pour effectuer un petit travail de réflexion.

Par quoi commencer ? Par les responsabilités. On parle de juger les responsables, qu’est-ce qu’un responsable d’abord ?

La responsabilité est le devoir de répondre de ses actes, toutes circonstances et conséquences comprises, c’est-à-dire d’en assumer l’énonciation, l’effectuation, et par suite la réparation voire la sanction lorsque l’obtenu n’est pas l’attendu.

Pour être responsable, il faut donc avoir fait des actes. Les actes qui ont provoqué le carnage ont les connaît :

  • (1) organiser les manifestations non autorisées au 13 mai
  • (2) emmener les gens vers Ambohitsirohitra sachant pourtant que c’était classé « zone rouge »
  • (3) tirer sur la foule

Qui est responsable des actes n°1 et n°2 ?

Comme on peut le voir sur les photos de « Madagascar Evenements 2009″ et de Sobika.com sur le Samedi Rouge, ce sont évidemment les organisateurs de la manifestation non autorisée : Andry Nirina Rajoelina, Monja Roindefo, l’ex-Général Dolin Rasoloarisoa, l’homme en costume gris Étienne Andriamahefarisoa aujourd’hui président de l’AV7 (association des victimes du 7 février – sic!) et les autres « leaders » du mouvement TGV présents sur les lieux qu’on peut identifier sur les photos avec leur écharpe tricolore.

Vous savez donc pourquoi la H.A.T n’est pas pressée de faire un procès et ont rapidement apposé leur signature sur l’amnistie des accords de Maputo car, au regard de la loi (enfin ce qu’il en reste), ils sont directement responsables.

En face, il y a aussi des responsables, les responsables de l’acte n°3 : les chefs de la Garde Présidentielle, de l’EMMO-NAT, des forces de l’ordre qui, quoi qu’on en dise « n’ont fait que leur travail avec les moyens du bord » et qui sont les « dindons de la farce » avec le vahaoka dans cette sombre histoire. Je détaillerais plus tard.

Je ne parlerais pas de Marc Ravalomanana puisque de toute façon, même s’il n’était pas là, il est responsable de tout, coupable de tout, c’est notre bouc émissaire national, le démon, le mal incarné ! D’ailleurs je suis sûr que  la H.A.T va bientôt nous sortir c’est lui qui a provoqué le séïsme en Haïti en faisant marcher son jacuzzi de 10.000m2 au Sheraton de Durban. Ce n’est pas l’effet papillon, c’est l’effet foza et con.

Fermons cette parenthèse cynique et hors sujet pour revenir aux faits, rien qu’aux faits votre honneur, revenons à un petit rappel de la loi.

Il y a un gros problème juridique avec les évènements du premier trimestre 2009, c’est qu’on est passé de l’état de situation d’exception, à l’état situation d’urgence, à la nécessité nationale puis enfin à la loi martiale le tout toujours de manière officieuse, jamais officielle.

Si l’on analyse un peu la loi n°91-011 du 18 Juillet 1991 relative aux situations d’exception, on se rend compte que les couvre-feu, interdictions de manifestations et finalement transfert de pouvoir aux autorités militaires sont régis par ledit texte.

Compte tenu des pillages notamment du 26 Janvier 2009, Ravalomanana aurait dû dès le début appliquer la loi martiale :

Art. 29 - La loi martiale peut être proclamée en cas de péril imminent susceptible d’entraver ou d’empêcher le fonctionnement normal des institutions républicaines et résultant d’une attaque d’origine étrangère, de troubles sanglants ou d’une insurrection armée. Le décret de proclamation est porté à la connaissance de la Nation par un message du Président de la République, dont la diffusion est assurée par tous moyens.

Sachant que TGV et consorts sont rompus à la connaissance de ces textes (Norbert, t’es dans la salle ?) et voulant infliger un « remake de 2002 à Ravalomanana, il est facile de deviner que le sieur Ravalomanana ai préféré appliquer les mesures tout en évitant les effets d’annonces sur la loi martiale pour ne pas passer dans le mauvais rôle de Ratsiraka, pour ne pas tomber dans le piège tendu par ceux d’en face.

Un peu dommage avec le recul dans la mesure où, au final, il a transmis le pouvoir à Directoire militaire, ce qui revenait aux dispositions proposés à la loi martiale. Enfin bon, avec nos militaires corrompus qui « transfèrent » le pouvoir à Lapinou, ça aurait peut être été aussi se jeter dans la gueule du loup non ?

On en revient à la loi n°91-011 qui est très intéressante car elle nous informe sur le mode opératoire en cas de manifestations interdites :

Art. 36 - Tout attroupement, manifestation, défilé ou procession sur les voies ou places publiques est interdit de plein droit dès proclamation de la loi martiale et sera dispersé d’office par l’autorité militaire à l’aide de tous moyens propres à y parvenir sans effusion de sang.

A l’occasion de son intervention, la troupe doit s’employer à éviter, jusqu’aux dernières limites, l’usage des armes.

Art. 37 - L’usage des armes comprend :

1° Celui des armes blanches ;

2° Celui du feu ;

3° Celui des engins explosifs.

Art. 38 - L’usage des armes blanches ou celui de feu n’est autorisé, aux éléments isolés appartenant aux forces chargées du maintien de l’ordre, qu’en cas de légitime défense caractérisée.

Art. 39 – Le commandant de la troupe est seul juge, en fonction de la situation de la nécessité de faire usage du feu ou d’engins explosifs.

En tout état de cause, et sous réserve de ce qui est dit à l’article 42 de la présente loi, l’usage du feu ou d’engins explosifs, ne peut, sauf impossibilité, avoir lieu qu’après trois sommations faites par le commandant à haute et intelligible voix et sur un ton ferme, de préférence au moyen d’un porte-voix, mégaphone ou tout autre amplificateur de voix.

Art. 40 - Après commandement de « Jery atrika » ou sonnerie d’avertissement, les trois sommations sont successivement exprimées en ces termes :

- Mialà fa hitifitra ! Iray izay !

- Mialà izay tsy te ho faty ! Roa izay !

- Maty izay tavela eo ! Telo sady farany izay !

Les extraits de ce texte, nous permettent de voir si les forces de l’ordre ont « respecté la procédure ».

J’ai mis en gras ce qui est important : l’usage en ultime recours des armes à feu. C’est un point important auquel il est évident que tout militaire et même citoyen (non-foza) est sensibilisé : on ne tire qu’en cas de légitime défense.

Les militaires en particulier sont bien formés à ce texte, à cette procédure.

Si on relit le fil infos de TopMada, on se rappele que (i) les manifestants étaient au courant qu’ils allaient en zone rouge, (ii) les troupes avaient ordre de ne pas tirer, (iii) les militaires ont effectué des sommations auprès du Général Dolin (voir vidéos) confirmé par l’ambassade US par la suite….pourtant d’un coup, tout se précipite, c’est le grand cafouillage, la garde présidentielle fait feu ! Pourquoi ?

Pour quelle raison un militaire formé, entraîné, civilisé, va spontanément tirer sur une foule « désarmée », violer les règles d’engagement ? Pourquoi surtout les hommes de la garde présidentielle, supposés triés sur le volet parmi les meilleurs soldats et entraînés à la protection de personnalités donc au self control auraient brutalement perdu leur calme pour tirer ?

Pourquoi également ont-ils immédiatement tiré vers la foule, pas en l’air ? La foule avait encore 10 mètres avant d’atteindre le palais et les grillages auraient fait barrage, ils auraient pu tirer en l’air pour les intimider. P

Pourquoi n’ont-ils pas eu/pris le temps de faire ça ? Pourquoi n’ont-ils pas eu le temps de faire calmement les trois sommations de l’article 40 ?

Si on observe la vidéo de TV Plus, on voit que même quand la foule arrive au niveau du parking des finances, il n’y a pas encore de tirs, il y a un temps mort, la foule s’arrête dans le calme. Puis, on entend des explosions DERRIERE la foule (apparemment des grenades), ce que j’ai confirmé en observant les traces d’explosion (nettoyé depuis) sur le sol à Antaninarenina mais on doit pouvoir trouver des photos.

C’est à ce moment là que les tirs commencent.

Non, ce n’est pas parce que la foule avançait vers elle, qu’ils auraient franchi le corridor que les GP ont tiré. Ils avaient ordre de ne pas tirer, ils n’ont d’ailleurs jamais tiré jusque là même pendant les pillages de MBS/RNM, pourquoi ce revirement ?

Je ne vois qu’une seule raison qui peut l’expliquer et qui est d’ailleurs traitée dans le film que je vous conseille de voir « L’enfer du devoir / Rules of Engagement » : c’est qu’on leur tirait dessus.

Beaucoup l’on oublié parce qu’on fait exprès de l’occulter mais dans ce grand cafouillage beaucoup de témoignages parlaient, outre des explosions de grenades DANS la foule, de coups de feu dans les deux sens, dont on retrouve une trace dans le fil infos de Topmada :

15:15 – Avis contradictoires: d’après Antsiva les tirs viendraient de l’extérieur, près de l’hôtel Colbert plus exactement. Selon Viva en revanche les tirs viendraient du palais.

Et que voit-on sur certaines photos ? Des lueurs concentrées que « La Gazette de la Grande Ile » identifiait comme des traces de balles sortant notamment des fenêtres du Trésor où personne des forces de l’ordre n’était censé se trouver. Je n’ai malheureusement plus ces photos que LGDGI avait publié et je pense qu’ils ne les re-publieront pas de sitôt….

Sur les photos publiées sur Madanight.com, on trouve heureusement l’une de ces photos de ces « lueurs de balles » semblant être des tirs groupés (photo n°188) :

Sans être un expert en balistique, en observant les photos des victimes on peut voir que :

  1. certains impacts de balle sont trop petits pour avoir été infligés par du 7.62×39mm (le calibre des kalashnikov) surtout à moins de 50 mètres et qui avec le « choc hydrostatique » à tendance à produire ce qui est arrivé à la libraire Haja d’Ambohijatovo tuée par les capsat (attention âme sensibles s’abstenir)
  2. certains corps dont celui du journaliste de RTA (paix à son âme) sont tombés dans une position qui suggère un tir rapproché VERS le palais PAS DEPUIS.

Or, d’après les différentes photos du 7 février 2009 :

  1. les éléments de maintien de l’ordre n’étaient pas armés, mis à part les officiers avec des pistolets semi-automatiques et quelques uns en kalashnikov sur l’arrière.
  2. la garde présidentielle était entièrement équipée de AK-47
  3. les soi-disants « mercenaires africains » évacuant la Palais dans l’après-midi du 7 février dont L’Express de Madagascar nous apprend l’existence récemment dans son livre de propagande « Madagascar 2009 : regard sur une crise » étaient également équipés de Kalashnikov.
  4. tout le dispositif de sécurité était positionné au niveau du palais et des finances, de la descente vers la varangue et la BFV

Par ailleurs, les témoignages sur Internet des garde présidentiels (à authentifier) que je consulte APRES avoir analysé uniquement les faits viennent confirmer également qu’on leur tirait dessus, que tout était soudain, et qu’un tel carnage ne s’explique pas de leur seul fait :

Rappelez-vous quand même qu’il y avait eu des tirs croisés à Ambohitsirohitra ce jour-là, et nous nous sommes tous regardés étonnés dans la cour.

Ce qui s’est passé après, si nous avions vraiment tiré, pourquoi les éléments mixtes de l’EMMONAT ont accouru vers nous pour se protéger, mais ne sont pas resté avec le peuple si nous avons vraiment tirés.

Ensuite, seule une cartouche a été utilisée et un seul GP a tiré. Il y a eu 18 balles sorties de cette cartouche. À nous de voir et de réfléchir sur le fait qu’avec ces 18 balles, il y ait eu 175 blessés sur le coup et 37 morts.

Troisièmement. Pourquoi du côté de l’Office National de l’Environnement, du côté de Colbert, du côté de la BMOI et de la je n’aime pas trop en dire trop, et de l’ancien Shoprite, il y ait eu des morts et des blessés. Nos balles ne peuvent pas faire des tirs transversaux, ne peuvent pas zigzaguer, une balle ne peut qu’aller tout droit.

Quatrièmement. Nos tirs ont été tirs de rebondissements à terre. Nous avons tiré par terre et non à hauteur d’homme, c’est pour vous dire que nous n’avons pas tué ces gens. Une preuve indéniable, devant nos yeux, le journaliste de RTA a basculé vers l’avant vers nous quand il a été touché, et c’était le premier coup d’éclat de fusil ce 07 février à Ambohitsirohitra.

Conclusion : Après avoir épuisé toutes les autres hypothèses, j’en conclus qu’on recherche des mitraillettes (pouvant tirer en rafales automatiques) de petit calibre style 9mm, armes à feu qui ont  été opérés par des éléments qui ne sont ni la garde présidentielle, ni des membres du dispositif de sécurité officiel, ni les « supposés mercenaires africains ».

Il y aurait donc eu un autre groupe armé sur les lieux qui aurait apparement tiré sur la foule ET sur la garde présidentielle.

Un dicton de flic dit « trouve le flingue, tu trouveras le coupable ».

Ne cherchons pas loin, le(s) flingue(s) je pense l’avoir trouvé car il correspond en tous points au critères spécifiés, il s’agit du célèbre UZI en 9mm (photo ci-dessous)

D’après Wikipédia, à Madagascar l’arme (rare) serait donc uniquement en dotation auprès des forces de polices :

Madagascar- Utilisé par la police malgache dans sa version crosse fixe en bois.

Toutefois, pour être objectif et couper court aux détracteurs, j’informe aussi que, d’après les photos des défilé du 26 Juin, la garde présidentielle en possède en version crosse rétractable à moins qu’il s’agisse de « clones » sud-africains  Truvelo BXP.

Or, malheureusement (ou heureusement c’est selon) ils étaient tous entièrement équipés ce jour-là de Kalashnikov, photos à l’appui.

Ainsi, ce ne peut pas être les UZI de la garde présidentielle, ce ne peut être que ceux de la Police Nationale.

Connaissant les contrôles drastiques surtout à l’époque de Ravalomanana sur les armements de 1ère catégorie, surtouts « rares » comme l’UZI qui ne « peuvent sortir de la maison » (des forces de sécurité de l’Etat), on en conclu vite que seul quelqu’un de haut placé dans « la maison poulaga » aurait pu avoir les relations et le pouvoir de faire sortir et d’utiliser lesdits UZI.

Où je veux en venir ?

Ah oui, il fallait que je vous montre une superbe photo où nous avons justement, un magnifique spécimen de Contrôleur Général de la Police Nationale qui s’affiche avec en arrière -plan sur son porte-veste…un UZI ! Hum Hum !

Quand on connaît la facilité avec laquelle (i) il a « pris » son Ministère (Sécurité Intérieure) montrant qu’il possédait bien les contacts à l’intérieur, (ii) qu’il a été l’un de premiers à brandir le scénario machiavélique et inédit jusque là de « la foule tirant sur la foule » à propos des légalistes pourchassés à Anosy le 21 Avril 2009 et (iii) qu’il a été de ceux qui ont fait leur show sur les supposés pose de bombes…on sent vite l’expérience du monsieur dans le registre du coup fourré….

Nous avons des responsables, je pense que nous avons aussi un coupable potentiel, Monsieur Organès Rakotomihantarizaka a semble-t’il beaucoup de choses à dire sur le 7 février 2009, n’est-t’il pas ?

C’était le fouille merde national…à votre service m’sieur dame !

Posted by njnb
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18 Responses to “Mon enquête sur le 7 février 2009, Samedi Rouge”

  1. Bef Says:
    5 février 2010 at 5:42

lâche pas le morceau NJ. Merci! tu nous donnes du courage. à l’heure ou tout le monde baisse un peu la garde, toi, t’es toujours présent! On n’oublie rien, il faut que les foza paient, (jusqu’au restaurant de la tour Eiffel et l’essence pour aller à Ivato et avec les intérêts! Pas de fihavanana avec les écrevisses marbrées, ils ne sont pas de notre famille.

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tgvphobe Says:

5 février 2010 at 6:51

Merci pour l »explication plus que claire, elle mérite d’être envoyée à Lahaye au TCI.
Notre seule opportunité de sortie de crise est de renverser jo-HELL et ses sbires, de renvoyer tous les français et les pseudos sarko qui habitent à MADA en visant tous les intérêts français sur place, de détruire tous leurs moyens de communication ( de mensonges ), d’empêcher tous les voleurs, les assassins ( au pouvoir ),les fabriquants de faux billets de banque, tous les sans-qualités ( sankalités )
Seule notre Président RAVALOMANANA peut remettre le pays sur la bonne voie d’avant janv 2009 même si cela devrait prendre quelques années.
Renforçons les luttes et soyons prêts à « tout ».

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Citoyenne malgache Says:


5 février 2010 at 8:10

D’où provenaient les tirs ?

L’amie de la fille morte ce jour là avait témoigné sur TV Plus (je crois qu’il n’y avait qu’une seule fille parmi les morts) :
Elle et son amie se sont cachées derrière une voiture pour se protéger des balles (supposées provenir du palais. Sauf que la morte a reçu une balle dans le dos. Donc…

Je pense que je n’aurais pas supporté une rétro de cette horrible journée (et il va y en avoir), mais j’ai apprécié l’enquête. Merci Nj.

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  1. jack-no Says:
    5 février 2010 at 9:13

bonjour,

une chose est certaine, c’est que lorsque la légalité triomphera, les langues vont se délier, des photos apparaitront.

certains rapports d’autopsie et de balistique ont disparus. mais, avec la magie de l’informatique, des copies avaient été sauvegardées sur cartes SD.

la vérité triomphera,

jacques

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  1.  

A Jack no :
« lorsque la légalité triomphera, les langues vont se délier » ? Je n’en suis pas certain, Pourquoi ?
1- Parce que les politicards trouveront toujours une sauce qui accomodera tout le monde
2- Parce que des lobbies et des puissances extérieures feront pression
3- Parce que nous privilégierons le fihavanana
4- Parce que l’humain oubliera naturellement ce qui est négatif
5- …

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  1. Ndimby A. Says:

5 février 2010 at 9:23

Good job man.

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  1. kudeta Says:
    5 février 2010 at 11:25

Bien vu la photo avec l’UZI derrière ce « Contrôleur »
http://njnb.files.wordpress.com/2010/02/organes-uzi.png

Bravo pour cette enquête.

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  1. HoAiza Says:
    6 février 2010 at 5:53

Dans certaine occasion, on fait défaut de présence d’esprit, sinon réflexe, face à une situation.
J’aurais souhaité que vous étiez aux côtés du président aux moments cruciaux… Vous méritez le qualif. de bon détectif en tout cas !

Plus, dans cet édito, j’apprécie bien votre langage si proche des gens.

J’étais tuned on Radiomada (de l’époque, et qui ne cessait de lancer des sommations diffusées aux proches de ces gens dépourvus de toute lucidité, …) de très bonne heure le matin, puis urged to switch on TVPlus, et autres chaînes de télévision lorsque les tirs commençaient à pleuvoir !
Bien vivace encore dans ma mémoire le fait d’avoir entendu audiblement ce que vous relatez comme couvert par les médias temps réels: «les tirs viendraient de l’extérieur, … », sens opposé de celui d’Ambohitsirohitra.

Très chaude et effroyable journée.

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  1. Verohanitra Says:
    6 février 2010 at 7:26

Félicitations Nj, excellent travail de recherche qui devrait être conservé précieusement, pour le cas où l’affaire serait portée ultérieurement et éventuellement devant le TPI. Il ne faut pas non plus oublier que c’est le futur ministre Organes qui a ouvert les ministères avec les pinces-monseigneur, pressé qu’il était d’aller occuper le siège qu’on lui aurait promis pour faire le sale boulot.
Même si le FAT monte en épingle cet effroyable évènement, il n’en sortira pas glorieux en aucune façon. Quand on donne sa bénédiction aux victimes pour aller se faire massacrer et qu’on se retire en catimini, regarder les évènements bien au chaud dans son lit, quitte à verser des larmes de crocodile plus tard.
Ce PT est un manipulateur qui n’a pas hésité à envoyer ses partisans à la mort, un irresponsable qui a l’habitude de toujours rejeter la faute sur les autres, un être versatile immature aux mains pleines de sang. Il peut prétendre que c’est le Président Ravalomanana le responsable, quelles fautes n’a-t-il pas rejetées sur lui. Comme tu le dis si bien : le séisme de Haïti, c’est aussi la faute à Ravalomanana.
Le PT est un monsieur innocent, un ange incarné, au regard doux, pur, à qui l’on donnerait le Bon Dieu sans confession. Pas étonnant qu’Omar lui ait donné son appui inconditionnel. Il en est de même pour la France qui a trouvé en lui, la marionnette idéale, exécutrice des basses oeuvres.

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  1. njnb Says:
    6 février 2010 at 7:29

Bonjour tout le monde,
Je viens de mettre à jour l’article en ajoutant les témoignages des GP.
Ce qui est intéressant, c’est que dans un premier temps, j’ai fait l’analyse « en aveugle » à partir des photos et vidéos…
Et seulement après analyse des témoignages…qui viennent confirmer mon hypothèse.

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  1. badokely Says:
    6 février 2010 at 7:55

Excellent travail nj, mes respects !
Take care !

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  1. neil Says:
    6 février 2010 at 8:49

Merci njnb pour l combat que tu mènes.

Le pays a besoin de centaines de milliers de ta pointure.

Hommage aux tués du 07 février 2009.
Et l’enfer à ceux qui ont commmandité le carnage

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  1. Feno Says:
    6 février 2010 at 10:21

Bonjour,

Merci NJ pour cette enquête. Il me semble aussi avoir vu les informations suivantes, quelques jours avant cette funeste journée du 7 février : 1) des armes ont été découvertes chez un receleur du côté de Itaosy, 2) de faux uniformes de militaire ont été découverts à la Savonnerie Tropicale lors d’une fouille. Il y a aussi des témoins affirmant avoir vu le « général » Alain Ramaroson distribuer de l’argent avant, et après la fusillade ce samedi-là.

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  1. zanaharyo.tahio Says:
    6 février 2010 at 12:43

Merci Nj, que Dieu ait pitié de l’âme des victimes du 7 fevrier.
Merci aux témoignages et les autres à venir. C’est ici qu’il faut les mettre car le jour viendra où la vérité éclatera au grand jour.

Répondre

  1. Feno Says:
    6 février 2010 at 1:16

Erratum : les faux uniformes ont été découverts, non pas à la savonnerie tropicale, mais également à Itaosy, et ce, toujours quelques jours avant le 7 février.

Répondre

  1. Rado Says:
    6 février 2010 at 2:13

Merci pour la clarté de l’enquête et les précisions auxquelles les faits sont donnés. Un rarissime document et preuve à l’appui…

Sachons en tirer les conséquences:

1) On peut déposer une requête rn bone et due forme au TPI. On demande expressemment un juriste de le faire!

2) Mettons nous bien en gaerde de ces « voyous » au pouvoir volé

Répondre

  1. Su Says:
    6 février 2010 at 3:08

Bravo Nj. Faites attention maintenant pour ne pas devenir victime de ces sans scrupules.

Répondre

  1. Mmm Says:
    6 février 2010 at 3:44

J’ai un souvenir assez net de ce qu’a dit un proche de foza ce jour là. Cette personne m’a raconté de façon tout à fait banal que ses proches(des fous furieux!) ont été à la manif et lui ont dit avoir entendu des tirs provenant des hauteurs.
C’est moi qui ne me souvient plus si il s’agissait de l’hôtel Colbert ou du ministère des Finances mais c’est bien l’un de ces endroits.
Cela s’appelle des témoignages spontanés.
Dans le feu de l’action on n’interprète pas et à l’évidence pour eux c’étaient des tirs « ennemis » c’est à dire de la garde présidentielle.
Mais avec le décortiquage des évènements ces gens là seraient ils prêts à maintenir leur version spontanée vue que cela remet en cause la version officielle et soulèverait des suspicions de manipulation diabolique?
Là où je veux en venir c’est que pour ma part la somme des témoignages troublants fussent-ils apparemment insignifiants et leur recoupement exigent qu’une enquête sérieuse soit ouverte et c’est vraiment louable de la part de Nj de remuer la…crotte.


                           ... 

 

 

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Claudine 25/04/2010 12:03


Bonjour,
Je viens de lire votre article, et aussi les commentaires. Je suis française, je ne connais pas Madagascar. J'ai cru lire que la France est le démon (entre les lignes, mais surtout dans un
commentaire virulent). Alors que faire?
Loin de moi l'idée de me mêler des affaires de votre pays. Mada n'est pour l'instant qu'un rêve...Je rêvais d'y aller, ma fille rêvait d'y aller cet été. Que faire?
Je me suis pas mal renseignée, mais c'est en allant dans un pays que je peux mieux le comprendre, en rencontrant les gens qui y habitent. Je connais un peu l'Afrique et ne fréquentent pas les
grands hôtels. J'ai des amis malgaches en France.
Mais je lis que certains Malgaches aimeraient faire sortir tous les Français de Mada...Je me sens donc dans le lot.
Que me conseillez-vous? Venir cet été? Ou ne pas venir?
Votre avis m'intéresse beaucoup. Merci.


Mahery 16/02/2010 11:30


Très bonne analyse derrière ce travail d'investigation. Il aura fallu attendre la crise et ces incapables de la HAT pour voir un article comme celui-ci. Si au moins, du temps de rav8 il y avait
une
force de proposition et d'opposition, nous n'en serions pas là...