Tout FAUX

Publié le par Ny Marina


21-01-2010| Écrit par E R  I   sur madatimes.com
Si certains pensent que les champions du monde de la « contrefaçon » sont les pays émergents en général, délocalisation oblige, le champion des champions est sans doute Madagascar. Et ce, non seulement avec les « copier-coller » d’usage, mais aussi et surtout avec les fausses vraies choses créées et accomplies en toute légalité tant nationale que internationale. De la légitimité, la population n’y pense pas trop dans la mesure où ces ersatz remplacent au mieux tout ce qui sont hors de prix. A commencer par les nouveaux billets de banque en cours dans le pays.

De faux vrais MGA    
Auparavant, ces derniers correspondaient à une charte de confection pour les différencier du faux. Aujourd’hui, ce qui arrive confirme toutes les craintes des uns mais rassurent aussi tous les faux monnayeurs tant en herbe que déjà en pleine période de production. Il est même à constater que le pays est surliquide, la planche à billets est réellement mise à contribution.
Ainsi de ces billets tout propres, il est constaté que certaines mentions figurant sur les anciens ne paraissent plus.
Non pas qu’il est à « regretter » la conversion française en franc, mais surtout la traduction en « braille » est à peine perceptible, si tant est que cette caractéristique ait encore été respectée. Cela ne concerne pas seulement les gros billets, comme diraient les cambistes parallèles, mais les petits aussi sont touchés. Et aux rumeurs de filer bon train sur le fait que sur certaines coupures n’est même pas présente la signature du gouverneur. A se demander donc quelle est sa véritable paraphe, l’officielle ? Plus, c’est le seing évident de la « françafrique », alors qu’en temps « normal », la production est allemande ou libyenne.   

Réserve intacte

C’est sans doute pour cette raison que les grands argentiers successifs rapportent à 6 mois d’intervalle que le pays dispose toujours de presque un milliard de réserve en … devises. Il suffisait d’imprimer. Il fallait y penser (vraiment ?) qu’à ce stade il reste alors à Madagascar d’imprimer les devises fortes, unilatéralement, et le tour sera joué quant aux aides par trop languissantes de la part des partenaires.  
Usine générale du copier-coller a-t-il été mentionné, au moins par cette énième pirouette, la preuve de fait de l’autorité est affirmée aux yeux de tous. Corroborant ainsi l’adage de la grande différence entre les gestes / actions / actes et les paroles / promesses / verbe.  

Fausse division
Madagascar durant le premier mandat du président déchu a déjà établi des relations, tout au moins commerciales, avec un pays d’Asie. Ce n’est donc pas nouveau si la filière est relancée, d’autant que la compagnie aérienne nationale y possède une escale. Aussi faire croire subitement, par « magie hatiste », que la lumière vient d’orient, il est peut-être à demander l’avis de la mère-patrie car elle risque fort de prendre ombrage. D’ailleurs, n’est-ce pas l’une des causes de son intervention principale dans cette crise ?
D’un autre côté, U D R (encore une consonance tricolore, voire néocoloniale), Défi 2010 ou autre créativité burlesque comme Roindefo en solo, le décompte ramènera toujours à une seule et unique mouvance, qui plus est tous putschistes. « diviser pour mieux régner » est ici appliqué dans un sens juste « urbi », trop limitatif, sans perspective d’ouverture ; preuve que les crabes se trouvent dans un même et unique panier.
 
A ce rythme, il est à s’habituer pour longtemps aux faux : messie, prophète, patriote, nationaliste, etc ; à tous les faux c... du pays (lire faucon). Préparez vos mouchoirs !  

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