Brèves

Publié le par Ny Marina

Communiqué : “le Général Dolin à La Réunion”

17 avril 2009

Communiqué du Collectif pour Madagascar

Nous vous informons que la France, par l’intermédiaire de la Préfecture de La Réunion, vient d’accueillir sur le sol réunionnais le Général Dolin RASOLOSOA, l’un des instigateurs du coup d’Etat à Madagascar. Nous vous rappelons que c’est ce sinistre individu qui a emmené la foule au casse-pipe devant le Palais Présidentiel d’Ambohitsirohitra, et qui a incité la foule à franchir la zone rouge pour envahir le Palais, causant ainsi le triste bilan de dizaines de morts et de centaines de blessés par les tirs de la garde présidentielle.

Le Général Dolin RASOLOSOA, Vice-président de la HAT (Haute Autorité de Transition), devait être accompagné par son pseudo-ministre des affaires étrangères, Monsieur Ny Hasina ANDRIAMANJATO. Ce dernier s’est apparemment dégonflé apprenant le “comité d’accueil” que le Collectif pour Madagascar avait prévu de lui réserver à l’aéroport de Gillot de Saint-Denis de la Réunion, à l’instar de l’accueil qu’il a reçu à Roissy Charles de Gaulle et devant l’Ambassade de Madagascar à Paris.

La présence à l’aéroport de représentants de la Préfecture vient-elle confirmer la reconnaissance par la France de la HAT ? Cette venue annonce-t-elle un renfort du soutien français au régime putschiste, ou est-ce au contraire le prélude à une préparation d’un futur exil des membres de la HAT en cas de restauration de la légalité à Madagascar ?

Le Collectif pour Madagascar - Saint-Denis - 17 avril 2009

 

La HAT menace de s’emparer de TIKO

17 avril 2009

 

Après s’en être pris aux employés, la Haute autorité de transition va davantage s’attaquer au groupe TIKO tout entier et a terme, s’en emparer.

C’est du moins l’intention exprimée a travers les propos du ministre de la décentralisation hier, face a la presse lorsqu’il a déballé les nouvelles dettes du groupe TIKO qu’ils ont trouvées. Intention déjà concrétisée avant hier, lorsque les biens et matériels roulants du groupe TIKO à Sambaina et à Amparafaravola ont été réquisitionnés par la HAT. Cette dernière entend procéder à la saisie-arrêt de tous les comptes bancaires des sociétés du groupe et ceux des actionnaires en plus du scellage de tous ses produits dont le riz et la farine au port de Toamasina et les marchandises entreposées dans les magasins.

Irrégularités

Mais les responsables de TIKO dénoncent qu’ils n’ont jamais été notifiés et n’ont absolument reçu aucun document concernant tous ces agissements.

Les impayés du groupe envers le fisc se chiffrant à quelques vingtaines de milliards d’Ariary, la HAT a évoqué devant la presse hier, de nouvelles dettes qu’elle a trouvées a Tiko en annonçant un renforcement des mesures répressives.

Pourtant, les responsables de TIKO précisent qu’ « aucune pièce comptable justifiant ces dettes ne nous a été remise jusqu’ici ». Selon les explications d’un inspecteur des impôts, « la loi en vigueur impose qu’il faut d’abord procéder à une vérification fiscale du contribuable concerné sur la base des documents comptables et ensuite, lui notifier le titre de perception après confrontation des données. » La société a encore le droit de faire une réclamation ou une opposition en ayant recours au Tribunal. D’autant plus, TIKO est classé parmi les sinistrés suite aux actes de pillage et aux destructions de ces biens, donc il peut bénéficier d’un paiement échelonné de ses impayés. Mais l’on constate ici des vices de forme, souligne cet inspecteur des Impôts. Raisons pour lesquelles, ils ont saisi la Chambre Administrative contre les abus effectués par la HAT à l’encontre du groupe pour une opposition à tous ces actes.

Réquisitionner l’usine

Par ailleurs, la HAT a tenté d’introduire de la farine import dans le pays mais le coût de revient est plus élevé que celui produit localement. Du coup, elle envisage maintenant de réquisitionner l’usine du groupe TIKO en recrutant des employés pour le faire fonctionner, selon des responsables de TIKO. Mais eux de souligner que les technologies utilisées sont sophistiquées et leur personnel a été formé en la matière. Introduire de nouveaux employés peut non seulement détruire les machines mais risque aussi de nuire à la qualité des produits finis, d’après leurs dires. Ce sera les consommateurs qui en paieront les frais.

Menaces des militaires armés

Notons qu’une rencontre a eu lieu entre les dirigeants de TIKO et le ministre des Finances et de la Décentralisation de la HAT le 7 avril dernier. Ces premiers réclament une garantie de la sécurité de leurs biens et de leur personnel pour pouvoir reprendre leurs activités. La HAT a ensuite annoncé via la presse que TIKO peut continuer à produire. Mais en réalité, elle a saisi les biens de la société au port de Toamasina sans en aviser les dirigeants le jour même après cette rencontre, » ont dévoilé les responsables du groupe.. Jusqu’ici, 1 150 tonnes sur les 35 000 tonnes de riz réquisitionnées ont été enlevées au port de Toamasina tandis que 151 tonnes de farine ont été saisies après avoir détruit par le biais d’un poste de soudure le portail de l’usine Mana à Toamasina. Les Représentants du groupe sur place n’ont rien pu faire face aux menaces des militaires armés durant cette opération de saisie, a-t-on appris. Depuis le 7 avril dernier jusqu’à maintenant, les responsables du groupe TIKO n’ont cessé de contacter les ministres responsables de la HAT pour demander des explications mais en vain.

M.T
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