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Publié le par Ny Marina

Mercredi 23 septembre 2009
                       Que pouvait-on attendre d'un régime congénitalement illégal ? Sinon la repression et l'autoritarisme. Et, une fois de plus, cela se vérifie avec  les décisions qui ont été prononcées contre Manandafy Rakotonirina, Ihanta Randriamandranto et d'autres légalistes. Des peines d'emprisonnement assortis de sursis. Mais la légereté des peines ne rend pas ces sentences moins injustes. Tout simplement parce qu'aucune peine, juridiquement, ne devait être prononcée contre ces leaders et militants si rendre la justice était le vrai souci de l'appareil judiciaire.
                        '"Atteinte à la sûreté de l'Etat". On sait qui en était responsable et qui en est toujours responsable: Andry Rajoelina et ses..."amis". L'auteur allait écrire sa "clique" tellement ils sont révoltants dans leur mauvaise foi. Mais eux, ils ont assez démontré qu'aucune valeur morale ne les étouffe, c'est la justice qui n'aurait pas dû se prêter à ce genre de simulacre. Faut-il prendre l'Union Européenne, l'Union Africaine , le SADC, le Comesa, les Etats-Unis et presque toute la terre entière pour des ignorants pour avoir qualifié de coup d'Etat et condamné l'accès de Andry Rajoelina au pouvoir ? Bien sûr, la HCC a validé mais on a vu comment tout ceci s'est passé. Dans une ambiance de terreur et de violences. Bien d'articles ont été déjà écrits sur la question mais au cas où on l'oublie: un acte contraire à la Constitution est nul de nullité absolue et de plein droit. Il ne devait recevoir aucune application. Alors qu'il soit clair, la Justice n'était pas fondée à condamner ceux qui refusaient un coup d'Etat. C'était un problème politique. La solution aurait dû être politique, c'est à dire des négociations puisqu'il était matériellement impossible de déclencher l'action pénale contre les vrais auteurs d'"atteinte à la sûreté de l'Etat". La justice n'avait pas à se décrédibiliser en se mettant du côté des putschistes.
                       Ceci étant, Andry Rajoelina et ses co-comploteurs ont,  non pas une seule fois mais à plusieurs reprises, perpetré un coup d'Etat. La première fois quand Tgv s'est proclamé en charge de la gestion des affaires publiques suite aux évènements abominables du 26 janvier. Ensuite le 17 mars en chassant par les armes un Président élu. Enfin, à la suite de Maputo II quand il s'est autoproclamé président de la Transition et nommé indûment presque  tous les présidents des institutions de la Transition définie par les Accords de Maputo I qui, normalement, de par la qualité de représentation nationale acceptée par tous des participants aux négociations de Maputo, sont devenus la Constitution. Et encore une fois, comme au lendemain du 17 mars, Andry Rajoelina et ses "amis" ont été condamnés par la communauté internationale. Bien sûr, ce n'est pas à la communauté internationale de dicter comment les Malgaches doivent gérer leur pays mais aux Malgaches eux-mêmes. Seulement, les Malgaches, le peuple, n'ont jamais été consultés. Et c'est Tgv, avec les armes des mutins, qui décide de tout en usurpant le nom du peuple. Alors, c'est normal si une bonne partie de la population prefère mille fois l'ingérence de la communauté internationale à la tyrannie de Rajoelina et prefère à la paix imposée par les armes des mutins, une paix négociée et protegée par une force multinationale. D'ailleurs, ici, il faut vraiment préciser qu'aucune vraie élection ne pourra se tenir à Madagascar tant que l'armée est ce qu'elle est: une institution partiale.
                         Les médiateurs internationaux seront de nouveau à Madagascar le 6 octobre prochain. Et cette fois-ci, ils seront une très forte délégation. Le but, sans tourner autour du pot, est de persuader les putschistes de revenir à la raison. Mais le peuple a trop attendu. Il est temps que la communauté internationale siffle la fin de la "recré". Andry Rajoelina et ses co-comploteurs  ont assez joué... avec la vie de tout un peuple.
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