Addis-Abeba. Jean Ping à la manœuvre
| 02-01-2010| Écrit par R.C. sur madatimes.com | |
![]() ![]() Les tenants de la Transition inclusive et consensuelle craignent la réunion du groupe international de contact sur Madagascar du 6 janvier à Addis-Abeba. Et pour cause, comme les principaux concernés sont exclus de cette rencontre, il n’y aura que les médiateurs internationaux avec à leur tête le sino- gabonais, Jean Ping. Ce dernier a pris, sous influence française, fait et cause pour Tgv depuis le 6 octobre lors de la réunion d’évaluation destinée à aplanir les différents existants. Il a fait le forcing avec le sous- ministre français de la coopération pour désigner le jeune putschiste comme étant président de la Transition. Au sommet d’Addis-Abeba du 7 novembre et devant l’échec de son effort à Antananarivo, il s’est fait discret. D’autant que Marc Ravalomanana a réclamé la présence de Joaquim Chissano (représentant de la Sadc), ce qui sonna comme un désaveu pour le président de la commission de l’Union africaine. En représailles, Jean Ping a refusé d’envoyer à Maputo III le représentant ‘‘habituel’’ de l’UA, Ablassé Ouedraogo, pour le remplacer par M. Madeira. Il n’a pas non plus levé le petit doigt quand le régime putschiste d’Antananarivo a contraint en exil les membres des trois mouvances à l’issue de ce sommet. Plus de dégâts Mais l’échec relatif de Maputo III a permis à Jean Ping de se réapproprier le dossier malgache. Au lendemain du retour des délégations de ce quatrième sommet, il a fait annoncer l’organisation d’une nouvelle réunion d’évaluation à Addis-Abeba impliquant les membres de la communauté internationale sans la présence des Malgaches. Ce qui n’augure rien de bon pour ceux qui ne croient pas à la neutralité de certains médiateurs trop proches de certains des protagonistes. C’est le cas par exemple d’une poignée d’officiels français qui fait tout pour préserver Tgv alors qu’en moins d’un an, le chef de putschistes a causé plus de dégâts que les présidents malgaches depuis l’indépendance. Cette même poignée de personnes qui fait tout pour le retour au pays et au pouvoir de Marc Ravalomanana. En fait, les atermoiements et les tiraillements de la communauté internationale contribuent en partie à la persistance de la crise. Comme ses membres n’arrivent pas à se mettre d’accord sur une conduite commune à tenir, le pays peut attendre avant de voir émerger une solution pérenne. A moins que les Malagasy prennent eux- mêmes en main la situation. |
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