L’unilatéralisme à l’épreuve du pouvoir
| 05-01-2010| Écrit par E R I sur madatimes.com | |
| Y aurait-il quelque chose de plus à (re)dire dans cette cavalcade « solitaire » des putschistes ? Beaucoup est la réponse la plus sensée, sans que cela prenne l’allure pour les thuriféraires du régime d’un aveuglement acharné à tout démonter ce qui a été fait. Pour la simple raison que, vues les expériences des autres en la matière, aucun, même pas un pays au monde dans son histoire, n’a pu se passer de partenaires. En effet, même dans son isolement « total », la Chine a pu bénéficier des bienveillances de l’U R S S, Cuba, n’en parlons pas, et actuellement, si la Corée du Nord fait un pied de nez à la communauté internationale, c’est bien parce que la Chine, en sous-main, la soutient, même du bout des lèvres. C’est peut-être donc pour cela aussi que les dirigeants « ha(u)tistes » font la sourde oreille parce qu’elle a tout simplement la France en filigrane. Secret de Polichinelle et attitude de Pinocchio, cette dernière sera sûrement la seule présente, et pourquoi pas en invitée d’honneur, à la cérémonie de présentation des « bogues » de vendredi prochain. Avec ou sans le membre du gouvernement français de service, venu officiellement pour rabibocher tout le monde, grand écart avec le GIC oblige, mais au moins l’ambassadeur ou « ses » coopérants militaires. Ce dernier mot revient à la mode dans le vocabulaire politique, car il a été délaissé depuis justement 72, année de contestation majeure de cet assistanat technique, et servant encore de référence et de symbole aujourd’hui. A tel point d’ailleurs que l’accouchement de la IVème république se fera tout bêtement comme celui de 1946 en métropole, 4ème là aussi. Pourtant, les conférences régionales, voire l’assise nationale, avait déjà prévu dans ses résolutions un référendum. Mais comme la mère patrie ne peut pas tout « financer », la procédure est rabaissée d’un ton, d’autant que la contribution des bailleurs « privés », à cet état de fait, se fait désormais avec une parcimonie très aiguë. Certains s’affichent encore faute de pouvoir faire autrement et risquer instantanément la foudre juvénile et / ou gérontocratique, mais de plus en plus avec des rictus prononcés. Dès lors, prétendre que les bailleurs ne contribuent qu’à hauteur de 20% du budget établi, c’est que le grand argentier du moment a dû inverser les chiffres dans sa déclaration ; la faute à la machine « pleine » de virus, chargée de calculer les ratios. Si quelqu’un doit subir un contrôle financier / fiscal, c’est bien ce département ministériel et les dirigeants qui en sont à la tête. Résultat somme toute logique en réalité lorsque le pays avance à reculons, sans respect de qui que ce soit, de quoi que ce soit, surtout pas de soi-même. Les actions unilatérales sont alors considérées comme une fuite, peut-être plus en avant ni vers un gouffre, c’est juste une manière « civilisée » pour les membres de la composante au pouvoir, individuellement ou en groupe, de s’étriper bientôt publiquement. A cette manière, il n’y aurait qu’à attendre, s’il n’y avait la population, que la France se lasse d’être seul soutien et le tour est joué. Et il n’y a rien de prestidigitation, quand bien même l’anticipation des actes de « l’adversaire » sert de fil conducteur à toutes les attaques engagées. |
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