Le silence de la communauté internationale
Madagascar vit depuis plus d’un mois sous le régime dictatorial d’une autorité qui a pris le pouvoir par un coup d’Etat violent. La Communauté Internationale a condamné le coup d’Etat mais pas « l’autorité » surtout pas le chef de cette autorité qui a commis l’acte.
Depuis plus d’un mois, les partisans de la légalité manifestent pour faire entendre leur voix et défendre leur pays des actions d’une minorité violente et égoïste. La Communauté internationale a dénoncé les violences, mais pas ceux qui ont commis cette violence et ceux qui ont donné l’ordre.
Comment Madagascar peut encore faire confiance à une Communauté Internationale muette face aux actes ignobles que la soi-disant autorité de transition commette ? Comment Madagascar peut-elle compter sur le soutien de la Communauté Internationale qui dit condamner une violence, mais soutient par d’autres façons les responsables ?
L’Ambassadeur américain aurait dû être le Premier à condamner le chef de cette transition étant donné qu’il a été l’otage de mutins durant plus d’une heure le 17 mars. L’Amérique est connue pour ses ferventes condamnations contre les actes terroristes, mais l’Ambassadeur Américain a pardonné aux terroristes qui ont conduit Madagascar au chaos et qui ont tenu l’ambassadeur même sous leur menace. Il a en effet pardonné l’acte dont il a souffert parce que « le chef de la HAT » a présenté ses excuses. Comment aurait réagi l’Amérique si Ben Laden a demandé pardon pour les attaques du World Trade Center ? Aurait – elle pardonné et laissé l’acte impuni ? Monsieur Niels Marquard, votre comportement est incohérent face aux engagements de votre pays.
La France dans toute cette histoire joue un double jeu, elle condamne et soutien à la fois la transition. Qui en effet ne saurait interpréter l’annonce de la mère patrie : revenir à l’ordre constitutionnel. Retour à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élection qui sera organisée par la HAT. C’est ce qu’elle veut dire. Elle ne veut pas pour le moment reconnaître publiquement la transition et ses complices, mais elle le soutient en cachette. Si la France permet à la HAT d’organiser une élection, c’est qu’elle reconnaît en elle l’autorité qui dirige le pays officiellement. La France peut dire ce qu’elle veut, mais c’est ce qu’elle fait.
Et les autres membres de la communauté internationale, seraient – ils tous impuissants face aux évènements des derniers jours ? Une simple déclaration serait – elle difficile à faire ? Si l’on condamne un acte, on doit aussi condamner ceux qui ont commis cet acte. Ou peut-être que dorénavant, le tribunal va dire qu’il condamne le vol d’un poulet, mais laissera libre le voleur.
SK dans “A Vous la Parole” reçu par TopMada.com (topmada@gmail.com)