Le groupe TIKO répond à la HAT

Publié le par Ny Marina

19/06/09 : MADAGASCAR : Le groupe TIKO répond à la HAT

Le Groupe TIKO est composé de neuf unités industrielles essentiellement agro-alimentaire dont la plupart ont été créées avant 2001. Suite aux déprédations des actifs et aux allégations portées à son encontre, le dit Groupe a déjà entamé et va déposer des requêtes/plaintes auprès des tribunaux malgaches et internationaux pour :

• la réparation, dommages et intérêts sur les préjudices causés à la société, aux actionnaires et investisseurs étrangers, notamment Suisses ;

• Poursuivre les responsables, auteurs et acteurs qui ont organisé et ordonnée les déprédations sur les biens de la société, et ceux qui ont exploité les installations et ont vendu les produits aux bénéfices des tiers.

Depuis le 26 Janvier 2009 jusqu’à maintenant, des biens, matériels et véhicules appartenant au Groupe TIKO, ont été pillés, détruits, vandalisés et volés. Ces actes génèrent des conséquences graves sur le plan socioéconomique du pays.

Une Perte de 13 500 emplois :

Le Groupe agro-alimentaire TIKO a créé ces dix dernières années plus de 2500 emplois directs et 11 000 emplois indirects. Ces employés qui ont leurs familles respectives à nourrir sont maintenant en chômage technique. La masse salariale annuelle se chiffre à 8 milliards d’Ariary. Ce qui génère un manque à gagner de 1,6 milliards d’Ariary à titre d’impôt sur les revenus à l’administration fiscale depuis la crise.

Des Pertes de 145 milliards d’Ariary d’investissement et d’exploitation :

Entre 1979 à 2008, le groupe a investi près de 210 milliards d’Ariary dans l’agro-alimentaire. Mais les dégâts causés par les actes de pillage, de vandalisme et d’incendie en date du 26 janvier 2009 sont évalués à 102 milliards. Les vols de ses marchandises en stocks tels que le riz, la farine, les produits laitiers… jusqu’au 10 juin portent une valeur de 24 milliards d’Ariary. Les produits saisis et réquisitionnés pour être transformés et revendus illégalement sur les marchés occasionnent une perte de 19 milliards d’Ariary.

Dommages collatéraux :

Le secteur agro-alimentaire du groupe réalisait un Chiffre d’Affaires de 420 milliards d’Ariary. Du 26 janvier au 31 mai 2009, son manque à gagner s’élève à 140 milliards d’Ariary. Les sources de revenu détournées grèvent dangereusement la trésorerie du groupe, en privant ainsi les employés de salaires, en mettant en péril ses différents partenaires et fournisseurs locaux (3 500 petits fermiers, plus de 1 000 riziculteurs, des centaines de producteurs de fruits et légumes et des centaines de prestataires de services,…). En effet, ces derniers ne peuvent plus être payés. Ses partenaires étrangers, notamment suisses, sont également victimes.

Privation de PPN pour la population :

La population est la première victime de ces actes de déprédation du groupe en leur privant des PPN en fonction des parts de marchés couvertes par la société (60% riz import, 71% farine, 70% huile de soja, 40% lait). La forte augmentation des prix des PPN ne peut laisser l’opinion internationale indifférente dont l’un des objectifs était de faciliter l’accès de la population aux PPN.

Situation fiscale:

Selon les revendications publiées dans la presse, le groupe TIKO serait redevable de plusieurs centaines de milliards d’Ariary . Mais la dette fiscale réelle et officielle (impôts et taxes douanières) s’élève à 25 milliards d’Ariary et a déjà fait l’objet d’un plan de paiement en octobre 2008. Dénoncer publiquement à travers les médias des montants relatifs aux impôts impayés avant le redressement fiscal constitue une violation du secret professionnel selon l’article 20.06.09 du Code Général des Impôts.



La Direction Générale du Groupe TIKO

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